Epist. CLXXXII
gustin. Celui-ci triompha, et c'est à cette occasion qu'à la fia de son sermon cxxxi, 10, il s'écria que l'accord de deux conciles et du siège apostolique tranchait définitivement la question : « Causa finita est : utinam aliquando finiatur error ! »
Hélas! la cause n'était pas finie; elle allait de nouveau s'embrouiller. Le 18 mars 417, Zosime succédait à Innocent. Il était « natione grecus^ », et cela explique peut-être l'attitude d'abord trop conciliante qu'il prit en cette affaire. Pelage avait envoyé d'Orient à Innocent un libellas fidei qui fut remis à Zosime^. Après s'être longuement étendu sur la Trinité et l'incarnation. Pelage y déclarait ne recevoir qu'un seul baptême « quod iisdem sacramenti verbis in infantibus quibus etiam in maioribus asserimus esse celebrandum » (7) ; il repoussait la préexistence des âmes dont il admettait la création par Dieu (9) ; affirmait que les commandements divins peuvent être observés soit « ab omnibus in commune » soit « a singulis » (10), et ajoutait ; « Liberum sic confitemur aibitrium, ut dicamus nos semper Dei indigere auxilio... Dicimus hominem semper et peccare et non peccare posse, ut semper nos liberi confiteamur esse arbitrii » (13). Tout cela était juste sans doute, mais, dans l'espèce, absolument insuffisant : on n'y trouvait rien sur le péché originel, et Ja question de la grâce n'était qu'effleurée.
D'autre part, et avant même que le libellus de Pelage fût parvenu au pape, Celestius arriva en personne à Rome, porteur lui aussi d'un libellus^. Après avoir longuement traité des vérités du symbole, il y disait