De Irinit., XIV
3. De gratta Chr. et de pecc. orig., II, 38; De nupt. et concup., I, 90, 87; II, 2S, etc.
de la volonté d'Adam, notre chef moral, de qui nous héritons et dont nous sommes solidaires : « lllud quod in par\Tilis dicitur originale peccatum, cum adhuc non utantur arbitrio voluntatis, non absurde vocatur etiam voluntarium, quia a prima hominis mala voluntate contractum factum est quodammodo haereditarium '. » Et encore : « Sed peccatis, inquis, alienis non ulique perire debuerunt (parvuli). Aliéna sunt sed paterna sunt : ac per hoc iure seminationis atque germinationis et nostra sunt-. »
Quant à la seconde question, notre auteur répondait aux reproches de manichéisme de Julien, en remarquant qu'il ne faisait pas de la concupiscence une substance mauvaise en soi, mais seulement un défaut, une maladie, une langueur de la nature humaine qui entravait ses opérations mais ne corrompait pas son être intime : « Non dixeram (naturam humanam) malam non esse sed malum non esse, hoc est ut planius loquar, non dixeram vitiatam non esse, sed vitium non esse^. n Et c'est pourquoi saint Augustin préfère à l'expression naturale peccalum celle de originale peccatum, parce qu'elle marque mieux que la première que ce péché est le fait de l'homme et du premier homme ■*.
De tout ce qui vient d'être dit il résulte manifestement que c'est par la génération, et plus spécialement par l'action, dans l'acte générateur, de la concupis-
\. Retract., I, 13, S,
2. Contra Iulian. op. imp., I, 48; De peccat. merit. et rem., in, 13. Saint Augustin pousse si loin ce principe qu'il regarde comme probable que les enfants hérif^iit des péchés de leurs pareuts. Jusqu'à quelle génération, il n'ose le définir {Enchiridion, XLVI, XLVII; cf. Contra Iulian. op. imp., lu. 57). V. cependant Contra Faustutn, XXII, 61; Brevic. collât., IH, 17; E-iarr. in psalm. CVIII, 13.
3. Contra Iulian. op. imp., III, 190, 192; Contra Iulian.,\ï, S3; De nupt. et conc, I, 28.