‹ Histoire des dogmes (volume 4)Chapitre 384 sur 409 · Epist. CXLIV · texte numérisé non relu

Epist. CXLIV

infidèles ^ Appuyé sur le texte de saint Paul, Rom., XIV, 23 ; Omne autem quod non est ex fide peccatum est, dont il interprète le mot fides de la foi proprement dite, il écrit : « Sine ipsa (fide) vero etiam quae videntur bona opéra in peccata vertuntur; omne enim quod non est ex fide peccatum est' » ; et encore : « Quid enim est boni operis ante fidem, cum dicat apostolus : Omne quod non est ex fide peccatum est^. » Ainsi, même les actes des vertus naturelles que semblent pratiquer les païens, la douceur, la justice, la piété filiale, la continence, la charité, la patience sont des fautes par suite de l'absence de foi"*. Ils surmontent par des péchés d'autres péchés : « aliis peccatis alia peccata vincuntur' ». Non pas que ces actes soient toujours mauvais en soi et dans leur objet; mais ils le deviennent par défaut d'intention droite, parce que leurs auteurs s'y arrêtent et s'y complaisent*, parce que, manquant de la foi, ces auteurs ne les rapportent pas à la fin à laquelle ils devraient les rapporter : a Si fidem non habent Christi, profecto nec iusti sunt, nec Deo placent, cui sine fide placere impossibile est. Sed ad hoc eos in die iudicii cogitationes suae défendent, ut tolerabilius puniantur, quia naturaliter quae legis sunt utcumque fecerunt... hoc tamen peccantes quod homines sine fide non ad eum finem retulerunt ad quem referre debuerunt. Minus enim Fabricius quam Catilina punietur, non quia iste bonus» sed quia ille magis malus''. » Et comme Julien pré-.

1. Schwane lui-même est obligé de le constata, Histoire des dogmes^ traduct. Decf.bt, IH, 17S, 176.

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