Sllpice Sévère, Hisloria sacra, II
avant d'avoir reçu sa réponse, contraignit, par la violence et la ruse, leurs députés à signer, à Nice, en Thrace, une formule — la douzième de la série' — qui reproduisait en majeure partie la troisième de Sirmium, mais d'où le xatà uâvia avait disparu, et où le terme (xi'a uTrociTacriç se trouvait proscrit aussi bien que celui d'oùfft'a, et, par la ruse et la violence encore, obtint que cette formule fût signée des évêques présents à Rimini^. Vingt d'entre eux cependant résistèrent jusqu'au bout, et ne donnèrent leur signature que moyennant certaines additions qui condamnaient Tarianisme. Mais Valens en glissa une ambiguë, déclarant que « le Fils n'est pas une créature comme les autres créatures ». On ne vit pas le piège, et Valens {lyant d'ailleurs solennellement déclaré qu'il n'était pas arien, on se sépara, chaque parti croyant l'avoir emporté, les ariens à cause du symbole, les orthodoxes à cause des additions^.
A Séleucie, les choses ne se passèrent pas mieux. Les semi-ariens s'y trouvaient en majorité, et saint Hilaire, qui était présent, n'hésita pas à communiquer avec eux. On repoussa les blasphèmes d'Eudoxius, et l'on refusa d'adopter une profession de foi d'Acace, dans laquelle il rejetait à la fois l'ôucouaioî, l'ôiAoïouaio; et ràvô(ji.otoç, et s'en tenait à l'oaoïoi;*. On souscrivit seulement à l'une des formules d'Antioche de 341^. Sur ce, le concile fut déclaré dissous par le questeur Leonas, et dix députés furent envoyés à Constance.
1. La voir dans Athanase, De synodis, 30; Théodoret, Hisl. eccles., H, 21 ; Hahn, § 164.