V. DucHESNK, Ilist. anc, de l'Église, II, p. 421, note
Constantinople , les ariens restèrent absolument les maîtres jusqu'en 379, année où saint Grégoire de Nazianze vint s'y installer dans le petit oratoire de l' Anastasis, et prononça ses célèbres discours théologiques sur la Trinité. Mais, en 380, Théodose rendit les églises aux orthodoxes, et en 381, fit tenir dans cette ville le second concile général. — Dans l'Asie INIineure, le relèvement fut, en grande partie, l'œuvre de saint Basile : il avait cependant commencé avant son épiscopat. Dès 364, un concile de semi-ariens, réunis à Lampsaque, avait condamné la formule de Nice, et était revenu à rojxQioi; xaT' oùatav. Il avait espéré l'approbation de l'empereur Valons. Repoussés par lui, ses délégués allèrent trouver le pape Libère. Sur leur assurance que, à leurs yeux, ô.aotoùffioç équivalait à ô(/.ooijffioi;, le pape les reçut ; et les -délégués souscrivirent le symbole de Nicée avec cette observation qu'ils regardaient l'expression ôjjloouato; comme ayant été choisie àyi'iuc; xal eùcgêôi; pour traduire la foi de l'Eglise '. La lettre du pape qu'ils emportèrent en le quittant, et qui accordait la communion aux soixante-quatre évéques leurs commettants, fut reçue avec joie au synode de Tyane, en Cappadoce (367)^. 11 se produisit cependant des protestations en Carie -^
A peine élu évêque en 370, saint Basile, devenu le chef effectif de l'épiscopat oriental, par suite du schisme d'Antioch-e et de l'arianisme régnant à Constantinople, se tourna vers Athanase d'abord, puis vers le pape, pour en obtenir un appui moral et des décisions fermes, capables de dissiper les préjugés et de concilier les esprits. Il désirait surtout que l'on