Tomus ad Antioch
LES HliUESIES TRINITAIRES DU IV' SIECLE. 61
noncer entre ceux qui disaient [xloi G:TÔaTaai(; et ceux qui disaient xpEiç Ci7to(TTâ(i£i; en parlant de Dieu, puisque d'ailleurs ils étaient d'accord sur le fond de la doctrine '. Le tomus, envoyé à Antioclie, reçut la signature de l'évêque Paulin. Un second concile, en 363, proclama encore la foi de Nicce et la divinité du Saint-Esprit^. En 373, le 2 mai, Athanase mourait, et recevait pour successeur l'évêque Pierre.
A Antioche, la question doctrinale se compliquait d'une compétition de personnes qui prolongea longtemps la confusion. Mélèce, arien indécis, établi patriarche par Constance en 361, se prononça presque immédiatement pour l'ôtjioiou'jioç, puis, en 363, souscrivit avec vingt-sept évéques, dont Acace de Césarée, au concile de Nicée, en ajoutant qu'ils recevaient l'ôpLoouffioç parce qu'on leur avait expliqué qu'il équivalait à l'èx tv^i; oùai'a<; toû Trarpoç et à oaoïo; xkt' oùafav^. En 379, dans un grand concile de cent cinquante-trois évéques à Antioche, nouveau pas définitif. Mélèce signa, avec les évéques de sa province, une adhésion pure et simple aux formulaires romains^. Malheureusement, les antécédents ariens du patriarche l'avaient, dès le principe, rendu suspect aux orthodoxes rigides, et ceux-ci avaient, depuis 362, reçu pour évêque, sacré par Lucifer de Cagliari, un de leurs prêtres, Paulin. Paulin fut soutenu par Rome et Alexandrie, Mélèce par les Orientaux, et l'église d'Antioche, malgré l'accord doctrinal des deux partis, ne retrouva l'unité qu'au siècle suivant.
Ce fut surtout à Constantinople et dans la péninsule de l'Asie Mineure que le retour fut long et difficile. A
\. Tomus ad Antiochenos, S, C.