Epist. XXXVni, 4-6; CXXV, 3; Homilia XV
LA DOCl UliNE THINITAIRE GRECQUE AU IV SIECLE. 79
xiv «YKxetov du Saint-Esprit d'être connu après le Fils et avec lui et de tenir sa substance du Père^ ; saint Grégoire de Nysse de venir du Père par le Fils^. Mais Grégoire de Nazianze avoue d'ailleurs qu'il nous est impossible de marquer précisément en quoi l'èxTropeuaK; du Saint-Esprit dilTère de la génération du Fils^. 11 est certain seulement que les caractères distinctifs des personnes divines, les notions se rattachent à leur origine et à leur opposition entre elles''. Et c'est en ce sens, écrit saint Basile, que nous disons que le Père est plus grand que le Fils, non qu'il le soit par nature, mais parce que nous concevons idéalement le principe comme supérieur à ce qui en découle^.
Cette primauté du Père est énergiquement conservée et proclamée dans la théologie cappadocienne. Le Père est le principe de la Trinité, le lien qui en fait lunité par la communication de sa nature® : il est Tn^yr^, i^'/ji, akia Tvi<; ôedTrj-coi; , xo aïtiov, xupiox; ôeo'ç; les deux autres termes sont «UiaTol, et se ramènent au Père ^.
Le Fils est éternellement engendré du Père, non pas fait par le dehors, mais né de sa substance, sans division de cette substance, comme une lumière qui sort parfaite du foyer resté iafcact®. Il lui est consubstantiel.
\. Epist. xxxvin, 4.
2. Quod nonsint très dii (P. G., XLV,133). Cf. Basil., Adv. Eunomium, ni, 6.