‹ Histoire des dogmes (volume 4)Chapitre 57 sur 409 · Epist. CCXXXVI, C · texte numérisé non relu

Epist. CCXXXVI, C

*. Epist. xxxvni, 3.

de l'hypostase une notion complète. L'oùffîa divine n'est pas en soi une hypostase, parce que, bien qu'individuelle, elle n'existe pas à part soi, mais bien dans les personnes à qui elle est commune. Les personnes divines, au contraire, s'opposant les unes aux autres, ont une existence propre qui ne permet pas de les confondre ; et rien n'est commun entre elles que Voxiuia. Elles sont, suivant l'expression de saint Grégoire de Nazianze, « complètes, subsistant à part soi, et distinguées par le nombre, bien que non distinctes par la divinité » : fxiav <pu(Ttv Iv rpialv iSioTy,fft, voepaïç, TêXeiatç, XKÔ' lauTaç u'-peffTioTaiç, àpiOjjiâ) StaiperaTç xat où îtatpe-

Les Cappadociens se prononcèrent donc nettement en faveur de la distinction origéniste d'oôsi'a et d'ôrro- «TTacriç, et firent prévaloir leur sentiment. A l'égard de TrpoffwîTov, Basile se montra plus réservé : il ne voulait pas que l'on considérât ce mot comme équivalent d'ÔTtôffTafftç, une hypostase unique pouvant remplir trois rôles, comme le prétendaient les sabelliens^. Grégoire de Nazianze, au contraire, permettait de l'employer en parlant de la Trinité, pourvu qu'on en écartât le sens de simple personnage de tragédie ou de comédie^.

Il y a donc en Dieu trois hypostases dont chacune s'oppose aux deux autres par ses caractères propres. Saint Grégoire de Nazianze indique comme étant ces caractères àY£vvï](Tt«, Yewvjff^» ou Y^wriai; et cXTropêuci; ou lx7T£jx|i;^. Saint Basile est d'accord avec lui pour les deux premiers^; pour le troisième, nos auteurs s'entendent moins. Saint Basile donne comme le YvwptsTi-

i. Oratio XXxni, 16.

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