Oratio XXXIII
mais non partage de substance ' . Et enfin la formule déjà citée : *Ev xà tpia x9) Oeottiti, xat to £v xpi'a xaîç îStOTY)-
On exagère donc singulièrement quelques difficultés de détail, pour ne rien dire de plus, quand on présente les Cappadociens comme professant, au fond, le semiarianisme. Non, les Cappadociens sont bien des nicéens authentiques, continuateurs d'Athanase. La foi qu'ils ont fait triompher à Constantinople est bien celle qui avait été définie en 325. Cette foi est devenue celle de l'Eglise grecque. En Dieu trois hypostases, une seule substance, un seul Dieu : les trois hypostases incluses, en quelque sorte, l'une dans l'autre (circumincession), et n'ayant qu'une même action, comme une même connaissance et une même volonté; égales d'ailleurs et également adorables : le Père inengendré, source de la Trinité, le Fils éternellement engendré, le Saint-Esprit éternellement procédant du Père par le Fils : les trois personnes consubstantielles : telles sont les grandes lignes de la doctrine à laquelle les siècles suivants n'ajouteront que des compléments d'importance secondaire . On en trouve déjà quelques-uns dans saint Grégoire de Nazianze. Son discours xxin, 6, 8, 11, présente sur la fécondité intime de Dieu comparée à son action ad extra, sur les rapports qui existent entre les personnes divines et les facultés humaines (voûç, Xo'yoi;, irveuijLa), des considérations que le saint docteur ne produit qu'avec défiance, sachant combien ces rapprochements sont inadéquats et propres à nous induire en erreur^, mais que la théologie postérieure reprendra et développera abondamment.
Dans ce raccourci de la doctrine trinitaire des Cap-