De irinil., m, 12, col
S Tomus ad anliochenos, 7; De sententia Dionysii, 9*
qui est devenu chair et a été crucifié'. » De même Cyrille de Jérusalem^; de même saint Épiphane (elç, ou cûo)' et Amphiloque\ Quant à saint Grégoire de Nazianze, après avoir, dans ses discours ii, 23 et xxxvii, 2, aflirmé l'unité physique (é'v) de Jésus- Christ', il a touché, dans un passage célèbre, à la formule définitive, et a marqué d'une façon précise la différence qui sépare, au point de vue qui nous occupe, le mystère de l'incarnation de celui de la trinité : « Il y a en lui (Jésus-Christ) deux natures; il est Dieu et homme, puisqu'il est âme et corps : mais il n'y a pas deux fils ni deux dieux... Et s'il faut parler en peu de mots : autre et autre sont les [éléments] dont est le Sauveur — car l'invisible n'est pas ce qu'est le visible, ni l'éternel ce qu'est le temporel — , mais [le Sauveur], lui, n'est pas un autre et un autre, loin de là! Car les deux [éléments] sont un par l'union. Dieu devenant homme ou l'homme devenant Dieu, ou quelle que soit l'expression que l'on adopte. Je dis autre et autre, contrairement à ce qui existe dans la Trinité. Car là il y a un autre et un autre, pour que nous ne confondions pas les hypostases, mais non pas autre et autre; car les trois sont un et identiques par la divinité^. » Enfin
1. De trinitate, III, 6, col. 844; De Spir. Sancto, S2; cf. Enarr. in epist. Peiri primam, II, 23, col. 1768; Enarr. in cpist. I loann., IV, iS, col. 1800, 1801.