Athan., Fragm., P. G., XXVI, 1-236, l
5. GiCtG. Naz., Epist. CI, col. ISO; Or. II, 23; Epiphane, Ancoratus 116,117.
(Taç (pudsiç), écrira Amphiloque, celle de Dieu et celle de l'homme; car Jésus-Christ n'est pas, par une chute, de Dieu devenu homme, ni, par un progrès, d'homme devenu Dieu*. » Et encore : « Jésus-Christ a gardé en lui (après la résurrection) la propriété, sans confusion, des deux natures hétérogènes (twv ouo cpuaetov twv ixepouffîwv dtffUYx^uTov ti\M tâioTYiTa) ^. » Il a pris, dit Epiphane, « avec la divinité l'humanité » (<ri»v ttî ôeo'tïiti Xaêwv tV àv9pw7ioTT)xa) 3. En conséquence, Didyme comptera en Jésus-Christ deux volontés, la divine et l'humaine''.
Le monophysisme est donc écarté d'avance, mais le nestorianisme l'est aussi, car, si l'on excepte l'école d'Antioche, où l'unité intime de Jésus-Christ est conçue d'une façon plus lâche, le sens profond de cette unité personnelle existe manifestement chez les alexandrins et les cappadociens, et la lecture des écrits d'Apollinaire n'a pas été pour le diminuer. « Autre (sTepoç) n'était pas le Fils de Dieu qui était avant Abraham, écrit Athanase, et autre (eTEpo;) celui qui était après Abraham; autre celui qui a ressuscité Lazare, autre celui qui questionnait sur Lazare, mais c'était le même fô aÙToç ^v) qui, en tant qu'homme, demandait : Où gît Lazare, et qui, en tant que Dieu, le ressuscitait, le même qui, corporellement et en tant qu'homme, crachait, et qui, divinement et en tant que Fils de Dieu, ouvrait les yeux de l'aveugle-né; qui souffrait dans la chair, comme l'a dit Pierre, et qui, comme Dieu, ouvrait les tombeaux et ressuscitait les morts ^. » Didyme pense de même : « Nous ne croyons pas qu'autre (iX- ).ov) est le Fils qui est du Père et autre (xa\ ôfXXov) celui
i. Fiagm. xn; cf. fragm. II, VII, XI.