‹ Histoire des dogmes (volume 4)Chapitre 94 sur 409 · Conlra Eunomium, V, col · texte numérisé non relu

Conlra Eunomium, V, col

élevée à ce qui la domine et lui est supérieur. Néanmoins, il reste que l'on peut considérer distinctement les propriétés de la chair et celles de la divinité, tant qu'on les considère l'une et l'autre en soi (l-f' laotôiv), comme lorsqu'on dit : Le Verbe était avant les siècles ; la chair a été faite à la fin des temps... Ce sont là des choses claires, quand bien même on n'expliquerait pas en paroles que les plaies sont du serviteur en qui est le Seigneur, et que les honneurs sont du Seigneur autour duquel est le serviteur ; de sorte que par la connexion et le lien naturel (Sià Tr,v cuvâcpstav -ce xat cuf^-iuiav), les deux choses (les plaies et les honneurs) deviennent communes à chaque élément, le Seigneur recevant en lui les meurtrissures du serviteur, et le serviteur étant glorifié de Ihonneur rendu au Seigneur. Et c'est pourquoi on parle de la croix du Seigneur de gloire, et toute langue confesse que le Seigneur Jésus-Christ est dans la gloire de Dieu le Père ' . »

Une seconde conséquence de l'unité personnelle de Jésus-Christ est la maternité divine de Marie. Alexandre d'Alexandrie et Apollinaire avaient usé du mot Oeoto'xoî ; Didyme ^ et saint Epiphane ^ n'hésitent pas non plus à l'employer; mais les textes classiques se trouvent dans saint Grégoire de Nazianze : « Si quelqu'un n'accepte pas sainte Marie pour mère de Dieu, il est séparé de la divinité ■•. » Marie est la Virgo deipara (ôeoTOxov TtapôÉvov) ^.

Distinction réelle de la divinité et de l'humanité en Jésus-Christ, unité intime de sa personne qui permet

1. Contra Eunomium, V, col. 703; cf. 697. Grec. Naz., Or. xxxvm, 3. De trinit., I, 31, col. 421 ; il, 4, col. 481 ; III, 41, col. 488.

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