Les colonnes indiquées sont celles deMansi
stase et de personnalité propre, mais a existé dès le principe dans Thypostase du Verbe, Iv tyj uTroaTocaci toîî AoyouT/iv àp/r,v Tviç uTcap^ewç sXaêev (col. 556).
Les treize anathématismes qui suivaient cet exposé doctrinal ont été à peu près reproduits par le V^ concile général, et il en sera question plus loin. Disons seulement que les xi% xn«^ et xiii^ condamnaient les trois chapitres. Quant au reste de l'édit, il répondait aux difficultés que l'on tirait de l'approbation de la lettre d'ibas par le concile de Chalcédoine, et à cette objection que Ion ne pouvait condamner la personne de Théodore, mort dans la paix de l'Église. Tout le document s'achevait sur une brève conclusion.
Sa publication, on le comprend, fut extrêmement désagréable au pape. Vigile recommanda d'abord aux évêques de n'y point adhérer ' ; puis, se sentant en danger, il se réfugia, au mois d'août 551, dans la basilique d'Hormisdas, et ne revint dans son palais sur les instances de l'empereur que pour s'enfuir de nouveau jusqu'à Chalcédoine, dans l'église de sainte Euphémie. C'est là qu'il publia, en janvier 552, une sentence de déposition contre Théodore Askidas et de suspension de communion contre Mennas-. Une epistula encyclica dans laquelle il justifiait sa conduite parut quelques jours après (5 février 552) 3.
Cette énergie fit réfléchir l'empereur. Par son inspiration, Mennas, Théodore et quelques autres évêques remirent au pape une profession de foi qui le satisfit^, et Vigile consentit à rentrer à Constantinople. Il y reçut, le 6 janvier 553, la profession de foi d'Euty-
1. Epist. encycL; F ragm. damnât. Theodori (MANsr, IX, 50, o9).