‹ Histoire des dogmesChapitre 102 sur 426 · Mansi, IX, 50; P. L.. LXIX · texte numérisé non relu

Mansi, IX, 50; P. L.. LXIX

4. Elle est insérée dans le premier Constitutum de Vigile, Mansi. IX, 62, 63; P. L., LXIX, 67 et suiv.

chius^, qui succédait à Mennas mort au mois d'août précédent. Le patriarche y acceptait les quatre premiers conciles généraux, les lettres des papes et de saint Léon, et s'en rapportait, pour les trois chapitres , au futur concile. Les choses en étaient revenues au point où elles se trouvaient avant le dernier éclat de Justinien.

§ 3 — Le V* concile général.

Cependant, le concile dont on parlait depuis longtemps avait été convoqué. Le pape aurait voulu qu'il se tînt en Italie ou en Sicile 2. L'empereur n'y consentant pas, Vigile refusa à son tour de prendre part à un concile exclusivement composé d'évêques grecs. Justinien proposa alors de donner dans l'assemblée une représentation égale à chaque parti, c'est-à-dire, comme il l'entendait, à chaque patriarcat. Le pape persista dans son refus: on passa outre, et le 5 mai 553, le concile s'ouvrit sans lui à Constantinople -^

Il fut présidé par Eutychius et compta d'abord cent cinquante et un. puis, à la fm, cent soixante-quatre évoques. Six évoques africains assistèrent à la première session, huit à la dernière. Les trois premières sessions offrent peu d'intérêt. Invité à se rendre à l'assemblée, Vigile avait répondu, le 6 mai, qu'il demandait un délai, et qu'il ferait, dans vingt jours, connaître son sentiment. Dans la quatrième session, le 12 ou le 13 mai, on commença l'examen des écrits de Théodore de Mopsueste, dont on lut soixante et onze extraits : on lut aussi son symbole. Cette besogne se

i. Mansi, IX, 63; grec, 185, 188 ; P. 1,, LXIX, 60, 70.

2, Mansi, IX, 64; P. L., LXIX, 70.

3. V. les actes dans Mansi, IX; cf. Hefele-Leclercq,H2S^ des conc//e«, III, I.

LES TROIS OHAPITRES. 143

poursuivit le 17 mai, jour de la cinquième session, et l'on se demanda si Théodore, bien que mort dans la communion de l'Eglise, pouvait être condamné. La séance continua par la lecture des extraits des ouvrages de Théodoret qui paraissaient contraires à la foi et injurieux pour saint Cyrille. La sixième session (19 mai) fut consacrée à Ibas. On lut d'abord sa lettre à Maris, et le concile fut d'avis généralement de la condamner. Puis Théodore Askidas et avec lui trois autres évoques entrèrent dans un examen plus minutieux de la question. Cette lettre, objectait-on, avait été approuvée par divers membres du concile de Chalcédoine. Le fait était vrai : et c'est cette approbation que les évêques susdits s'efforcèrent d'expliquer. Mais, au lieu de s'attaquer aux votes bien plus importants des légats de Léon et de Maxime d'Antioche, ils se bornèrent à interpréter uniquement celui d'Eunomius. Finalement, le concile s'écria que la lettre était hérétique, blasphématoire ; et sur ce, la sixième session fut close. C'est à ce moment que Vigile rentra en scène. Le 14 mai 553, il avait fait remettre à Justinien un mémoire contenant son jugement sur les trois chapitres. C'est le Constitutum Vigiliipapae de tribus capitulis ' , une des meilleures compositions littéraires que nous ait léguées le vi® siècle. Adressé à l'empereur, il peut se diviser en trois parties.

La première reproduisait les deux professions de foi présentées par Théodore Askidas et Mennas, puis par Eutychius, et résumait les événements jusqu'à la réunion du concile.

La deuxième était un examen des trois chapitres. Pour Théodore, le pape ne faisait nulle difficulté de reconnaître son hétérodoxie. Reprenant les soixante

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