Expositio symboli, Swete, 3-28 (col
'i. De incarnatione, VU, Swete, 207,-298 (col. 976, 980) ; Confra defens. peccati orifjin., cod. 2, lib. 3, Swete, 335 (col. 103!)^: cf. l'ouvrage Adv. incorrupticolas et neslorianos, III, 32 (P. G., LXXXVI, 1, 1373).
3. «Plus inquietabaturDoaiinus et cerlameuhabebat ad animaepassiones quara corporis, et meliore animo llbidines vincebat, mediante ei deitale ad perfectionem. Unde et Dominus ad haec maxime instituens videtur cerlameo... Carnem et animam adsuraens, per utraque pro utrisque certabat; morlilicans quidem in carne peccalum, et mansuetanseius libidines, et facile capiendas meliore ratione animae faciens; erudiens autem aniaiam et exercitans et suas passiones vincere et Garnis relrena'e libidines », De incarnat., XV, Swete, 311 (col. 991- 993). Cette opinion de Théodore étonnera moins si l'on songe qu'il partageait sur le péché originel l'erreur de Julien d'Eclane, lequel admettait, par ailleurs, l'existence en Jésus-Christ de la concupiscence charnelle (y. le tome II de celte Histoire des dogmes, p. 442).
Dieu, impeccable quil était par sa naissance virginale et par son union avec le Verbe ' .
Cette union a été à la fois le fait de la grâce et une récompense des mérites prévus de Jésus-Christ homme. Ses mérites ont été en lui en partie la conséquence de son union avec le Verbe, et en partie la cause morale et méritoire de cette union. « Jésus, dit Théodore, eut pour le meilleur une inclination non commune à cause de son union au Dieu Verbe, dont il fut jugé digne suivant la prescience du Dieu Verbe, l'unissant à lui du haut [du ciel] », xaxà TcpoYvojaiv tou Seoy Ao'vou avojôev auTOv Ivoj^avroç lauTw^.
Quelle est donc cette union? Théodore la désigne par différents mots : svcoaiç, qui est général ; ouvacpeia, couramment employé dans l'école d'Antioche, et qui signifie liaison, conjonction, expression en soi indifférente et dont avaient déjà usé des auteurs certainement orthodoxes^; ts-fi(SKç,^ relation, rapport, beaucoup trop lâche, et que saint Cyrille condamnera vivement; Evoixrjoiç, inhabitation, le Verbe habitant dans l'humanité comme sous une tente ou dans un temple, conception familière encore aux auteurs d'Antioche.
Cette inhabitation, Théodore, dans un passage fort remarqué de ses œuvres '*, l'explique non par une présence en substance ou en opération (oCicia, IvspYeia) de Dieu dans le Sauveur, mais par une bienveillance, par une complaisance particulière (suSoxia) que Dieu et le Verbe spécialement ont prise en Jésus. Cette complaisance n'est pas dune autre nature que celle que Dieu prend dans les âmes justes; elle s'en distingue seulement en ce que Dieu et le Verbe se sont complus