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sonnes. Cette difficulté ne semble pas avoir frappé Léonce. Puisque chaque nature conserve ses tâiojjjLaxa, il est dans Tordre qu'elle conserve aussi ses Ivlpysiai, qui ne sont que ses propriétés réelles ou facultés en action '. Léonce repousse donc la Siaipsfji; /.aô' IvépYâtav qui impliquerait une séparation des natures^, mais il repousse aussi ri'vtociç xa6' Ivépysiav. De même, il écarte la formule sévérienne, xàç cpuasiç (aov/) tt) iTcivoia ôeojpouixsv, qui implique Tunité objective de nature en Jésus- Christ^, mais il justifie l'expression de quelques Pères, TY)v tÔjv cpuascfjv oiaipeciv xa6' STuivoiav Xaaêavsiv, parce qu'il s'agit ici non de distinguer, mais de séparer les natures ^ .
Léonce maintient donc absolument la doctrine de Chalcédoine; il tâche seulement de la concilier avec les formules cyrilliennes. Ceci est visible et dans les formules des moines scythes dont il a été un des patrons, et dans certaines autres façons de parler qu'il conserve malgré leur apparente hétérodoxie. S'il condamne rsvojffiç ffuy/UTixr^ ^, il approuve F evojctiç xax' oôfft'av, svojffiçoôaiwSy];, qui n'est évidemment que l'Evojai; cpucrixvi de saint Cyrille, et qu'il entend dans le sens d'Ivoxn;; xa6' uTTooTaaiv^. puisqu'il donne pour toute preuve de sa légitimité la communication des idiomes, àvTi5o(Ti(; twv î5i(0{JiàT0>v Z'^. La formule jxia cpuaiç xou ôeou Aoyou ffsffapxw- IxsvY) est semblablement adoptée et justifiée dans les numéros 16 et 17 des Capita triginta contra Severum^.
De tout ceci on peut conclure que Léonce de Byzance