MiNSi, XI
4. Mansi, XI, 23i--286 ; P. L., J-XXXVII, 1161-1213; Hahn, % 236.
LE MONOTHELISME. 183
ques de son patriarcat ' . Comme la seconde n'ajoute rien à la première, il suffit de connaître celle-ci. C'était une lettre dogmatique imitant le tome de saint Léon. Agathon y expose la foi de son Église dans une sorte de symbole, et, venant à la question des volontés et des opérations en Jésus-Christ, il dit : « Cum duas autem naturas, duasque naturales voluntates, et duas naturales operationes confitemur in uno domino nostro lesu Christo, non contrarias eas nec adversas ad alterutrum dicimus... nec tanquam separatas in duabus personis vel substantiis, sed duas dicimus, eumdemque dominum nostrum lesum Christum sicut naturas ita et naturales in se voluntates et operationes habere, divinam scilicet ethumanam. » C'est là, continuait le pape, la foi de cette Église apostolique de Pierre qui ne s'est jamais écartée de la vérité, et dont l'autorité a toujours été suivie par l'Église catholique. Puis il expliquait plus au long la doctrine des deux opérations et des deux volontés, l'établissait par l'Écriture, produisait en sa faveur une série de textes des Pères, comparait à son tour l'erreur monothélite aux erreurs qui lui étaient apparentées et en faisait brièvement l'histoire. Il terminait en demandant que le patriarche de Constantinople acceptât la doctrine exposée, et que les empereurs s'employassent à procurer la paix fondée sur <îette acceptation.
Munis des lettres du pape, les envoyés occidentaux arrivèrent à Constantinoplele lOseptembre 680 auplus tard. Pogonat fit immédiatement convoquer les évêques des patriarcats de Constantinople et d'Antioche. Il ne comptait pas sur les patriarcats de Jérusalem et d'Alexandrie alors au pouvoir des Arabes, et, dans sa pensée, la réunion devait être une simple conférence dans