‹ Histoire des dogmesChapitre 130 sur 426 · Mansi, XI, 5o3-o · texte numérisé non relu

Mansi, XI, 5o3-o

tembre 681 '. Après avoir reproduit les symboles de Nicée et de Constantinople, on acceptait les lettres d'Agathon et de son concile à l'empereur. Puis venait le symbole de Chalcédoine auquel on ajoutait : « Et nous confessons pareillement dans le Christ, selon la doctrine des saints Pères, deux volontés ou vouloirs naturels, et deux opérations naturelles, sans séparation, sans conversion, sans division, sans mélange; et deux vouloirs naturels non contraires — ce qu'à Dieu ne plaise! — comme ont dit les hérétiques impies, mais le vouloir humain [de Jésus-Christ] obéissant, ne résistant pas, ne se révoltant pas, mais soumis à sa volonté divine et toute-puissante. La volonté de la chair en effet a dû se mouvoir, mais se soumettre au vouloir divin, suivant le très sage Athanase^. » A la fin, on frappait de déposition et d'anathème les récalcitrants, prêtres ou laïques.

On lut ensuite l'adresse du concile à l'empereur. Elle reproduisait la même doctrine, et anathématisait Théodore de Pharan, Sergius, Paul, Pyrrhus, Pierre, Cyrus « et avec eux Honorius, évêque de Rome, qui les avait suivis dans leurs erreurs », de plus Macaire, Etienne et Polychronius^. La vérité triomphait : Pierre avait parlé par Agathon. Celui-ci fut d'ailleurs, dans une lettre subséquente que le concile lui écrivit pour lui demander de confirmer ce qui avait été fait, reconnu

\ . Mansi, XI, r24-697.

-2. Kal O'jo ouCT'-icàç ôeÀïiTî'.; y^xq'. 6£),r,|xaTa îv a-JTtô (Xpiaxô)), xat ôûo -•j(7txàç ivcpveta; àSiaipsTwç, àxpÉTCTa);, àfxepiaTto;, àiruYXWTtO!; xarà T'Ôv Tôiv àyîcov TiaTspcov ôiSacy.aXîav û^aO-co; y.epuTTOfJ-ev xal 80o (xèv çuaixà 0£Xr,jj.aTa oùyviusvavTÎa, \ii] yévo'.TO, xa8w: ol à-rsosT^ scpriTav alpe- Ttxoî, à).X' éTrofjievov to àvOpwTuivov aOxoC 6£).r,[jLa, xal (xr) àvxmiitxov , r, àvTtTraXaîov , (xàX/.ov [xàv ouv xal uTrotaffaoïJ-evov tô) Oeîto aùxou xal ■KavaOevEt 6£Xr,(jLaT'.' è8v. yàpTÔ Tr,çaapxàç 6sXr(!j.a y.ivYiOri'^ai, dnoxa'friv'xi oï Tô) ôeXTHtxaTi TwOetxijj xatà tôv Ttàvaoçov i^Ôavàaiov (Mansi, XI. 6î7; Hahn, §149.

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