Mansi, XI
LE MONOTHÉLISME. 187
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Le concile était achevé. L'empereur en sanctionna les décisions^, et le pape Léon II qui, depuis le 17 août, avait succédé à Agathon, les accepta et les confirma^. Il anathématisait lui aussi, avec les monothélites grecs, « Honorius, qui a omis de garder pure cette église apostolique par la doctrine de la tradition apostolique, mais a permis, par une trahison perfide, que l'immaculée fût souillée"* ».
La condamnation du VP concile général fut le coup de mort du monothélisme. Il eut bien, de 711 à 713, un court regain de vie avec l'empereur Philippicus , élève du moine Etienne; mais ce fut pour peu de temps. Hérésie qui avait sa racine dans le monophysisme, mais qui ne se soutenait plus dès qu'on l'en détachait, elle tomba d'elle-même quand lui manqua l'appui du pouvoir séculier. Sa chute marque, en Orient, la fin des controverses christologiques^. Celles-ci avaient duré trois siècles environ ; et c'est par une sorte de balancement successif et régulier que l'Église avait maintenu, entre les excès qui s'étaient fait jour, l'unité personnelle, mais aussi le caractère intégral de la nature humaine de Jésus-Christ. Si le cinquième concile général avait renforcé l'œuvre d'Ephèse, le sixième avait repris les principes de Chalcédoine, et proclamé de nouveau Jésus homme parfait et libre. Le monophysisme même purement verbal n'avait pas le dernier mot, et c'est une preuve