‹ Histoire des dogmesChapitre 134 sur 426 · P. G., XCI, G · texte numérisé non relu

P. G., XCI, G

xai ffuYYEvrjÇ svlpvsia, venant à la fois du Verbe et de la chair, il visait le cas particulier des miracles opérés par Jésus-Christ par la puissance du Verbe, mais avec le concours de son liumanité, lorsque, par exemple, sa main touchait le malade. Dans ce cas, il n'y avait moralement qu'une seule action totale, produisant un effet unique, encore qu'une part en revînt à chacune des natures ^ Et si Denys a parlé d'une xaivv] Ttç 6eavopixY] svépyeta, c'est pour marquer lintime harmonie avec laquelle les deux natures agissaient ensemble en vertu de leur circumincession (7repi;(a)pr,(Tiç), ou même pour désigner, comme Cyrille, ces sortes d'opérations complexes dans lesquelles le Verbe et Ihomme exerçaient à la fois leur activité^.

Venant à la question des volontés, Maxime procède, dans sa démonstration, d'une façon analogue. Tout être possède un ôsXYifxa cpuaixov, un appétit au moins inconscient pour le bien qui lui convient^. Cet appétit est nécessaire et inéluctable. Mais, dans l'homme, en qui l'intelligence intervient, l'objet particulier sur quoi se portera cet appétit, ce désir, cette volonté. se trouvera déterminé par des considérations rationnelles. Le choix (Trpoaipeciç ) sera dirigé par des réflexions préalables (l^ouX^, pouXeuaiç). La détermination ainsi prise, ou l'acte de volonté formé à la suite de ces considérations s'appelle 6£Xy,u.a yvojuLixdv'*. Le ôsXriaa yvwixixov suppose donc dans le voulant un examen, une sorte d'hésitation préalable, hésitation qui a pour cause l'absence dans le sujet d'une vue immédiate et complète du caractère de l'objet vers lequel il se porte. Le

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