Cyrill., Glaph. in Gènes., I (col
lui-même ^ ; que nous avons été tous condamnés à la mort, que toute la nature humaine est devenue captive ensuite du péché d'Adam 2. Dans VEranistes, in, il pousse à fond le parallèle entre Adam et Jésus-Christ, et montre les hommes solidaires de la peine du premier comme du triomphe du second ^. Saint Maxime voit dans les douleurs, la concupiscence et la mort la conséquence du péché d'Adam ^ ; et l'on trouverait des passages analogues dans Théodote d'Ancyre^, Proclus de Constantinople^, saint Nil '^, saint Isidore de Péluse^ et Anastase le Sinaïte^.
Sur ce premier point donc nulle difficulté ; mais cette théologie, si explicite pour affirmer que nous subissons la peine du péché d'Adam, l'est beaucoup moins pour affirmer que nous héritons de son péché même. L'école d'Antioche, toujours jalouse de sauvegarder les droits et l'intégrité de la nature humaine, devait éprouver une difficulté particulière à entrer dans cette idée. De fait, Théodoret y est plutôt hostile. 11 pose en principe que « l'action du péché n'est pas en nous naturelle » , « que le péché n'est pas l'œuvre de la nature, mais du choix mauvais ^^ » ; il interprète le Icp' ^ de Rom. y v, 12 dans le sens de parce que, et ajoute qu'en elïet « chacun de nous subit la sentence de mort non à cause du péché du premier père, mais à cause de son péché propre »
1. In psalm. L, v. 7 (col. 1-244); Quaest. in Gènes., Interr. 37 (col. 136).
2. In psalm. LX, v. 7, 8 (col. 13-26); Haeret. fabul. comp., Y, 11 (col. 492).