‹ Histoire des dogmesChapitre 164 sur 426 · Maksi, X, 913-916, 890 et suiv · texte numérisé non relu

Maksi, X, 913-916, 890 et suiv

d'Agathon fut alors décisive comme celle de Léon à Chalcédoine, et après s'être écrié que « Pierre avait parlé par Agathon • », le VP concile général, dans son adresse au pape, le reconnut pour le TrpwToôpovoç zr.c, oîxoufjLgvixrjç £xxXr]ataç, établi « sur la pierre solide de la foi ». Il sollicita de sa « sainteté paternelle » de vouloir bien confirmer par ses rescrits la sentence portée^.

La signification de ces textes et de ces faits se trouve corroborée par la façon dont Socrate et Sozomène racontent les péripéties de la querelle arienae; car, bien qu'orientaux, ils ne font évidemment l'un et l'autre nulle difficulté de reconnaître le bien-fondé des prétentions papales ^. Mais elle trouve surtout sa confirmation dans une lettre de saint Maxime, écrite de Rome à la vérité, mais qui n'en a pas moins une importance capitale, et qu'il faudrait citer en entier :

« Dès le moment où le Dieu Verbe est descendu vers nous et s'est incarné, écrit le saint confesseur, toutes les églises chrétiennes répandues partout ont reçu et possèdent comme unique base et fondement [l'Église] très grande qui est ici. Suivant la promesse même du Sauveur en effet, elle ne peut être renversée par les portes de l'enfer ; elle possède les clefs de la foi orthodoxe on lui et de sa confession ; et elle ouvre à tous ceux qui s'approchent avec piété [les sources] de la seule et légitime religion, tandis qu'elle ferme et fait taire toute bouche hérétique, clamant dans les hauteurs l'iniquité'». »

La théologie grecque des v®-vii^ siècles voyait donc certainement dans l'évêque de Rome un évêque supérieur aux autres en dignité et en autorité, un évêque dont la communion régulièrement s'imposait, à qui l'on pouvait en appeler même de sentences de patriarches et de conciles orientaux. Ce n'était pas sans

i.MANSi, XI, 663.

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