P. G., XCI, 437, UO
doute tout ce que réclamaient les papes, et les Grecs , de leur côté, donnèrent, dans la pratique, plus d'un démenti à leurs principes. En deux circonstances, la première fois à propos de Thénotique (484-519), la seconde à propos du monothélisme (668-678), l'Église grecque fit schisme et se sépara de Rome. Le V^ concile général lui-même se tint malgré Vigile, dont il raya le nom des diptyques; Honorius fut condamné comme complice d'hérésie par le VP concile, et les patriarches de Constantinople, Épiphane et Jean IV le Jeûneur, s'attribuèrent le titre de patriarches œcuméniques. Toutefois ces faits, en montrant que les Grecs portaient impatiemment le joug, n'infirment pas le droit reconnu ; et il est curieux de constater comment, dans les révoltes mêmes, ce droit arrivait à se faire jour. Justinien et le concile de 553, tout en rayant des diptyques le nom de Vigile, déclarent cependant qu'ils veulent garder la communion avec le siège apostolique\ tant cette communion avec Rome leur paraissait nécessaire pour n'être pas eux-mêmes hors de lÉglise.
§ 6. — Les sacrements; le baptême; la confirmation.
Dans le paragraphe précédent, on a considéré la hiérarchie ecclésiastique comme un pouvoir de gouvernement. Le Pseudo-Denys, lui, la considère plutôt comme un pouvoir de sanctification : Tévêque, le prêtre, le diacre sont des hiérurges. Il leur appartient donc d'initier aux mystères, de conférer les sacrements, signes sensibles, images des choses intelligibles et qui nous conduisent à elles 2. Denys compte et explique six de ces signes ou mystères : le baptême, la