Loofs
7. Nestorius, comme Théodore de Mopsueste, identifie, en christologie, le sens des mots ÛTioaTaffi; et cpOffi; : ce sens est celui d'une o-ja-ia concrète [Livre d'Héraclide, p. 42, 43, 13G, 137, 138, 14o).
LE NESTORIANISME. 25
elle aboutit à l'unité d"ouata et de nature, tandis que l'union des deux éléments dans le Christ a été volontaire : elle a eu pour origine la complaisance (suâoxia) et la condescendance de Dieu, et a sauvegardé lexistence distincte des deux natures '. L'union des éléments dans le Christ est une union personnelle, et elle a eu pour résultat lunité de personne. C'est une affirmation sur laquelle Nestorius revient souvent. Des deux natures la personne est une : xwv Suo cpu(7£0)v jaix saTiv auôsvTta... xai ev Trpoffwrov : il y a txovaoïxov TcpoacoTTov, una persona Unigenili'.
Comment Nestorius entend-il cette unité personnelle, et quelle portée exacte lui donne-t-il ?
Il semble parfois, aussi bien que Théodore, l'expliquer simplement par une communication que la nature divine ou le Verbe fait à l'humanité de sa dignité, de sa puissance, de son autorité, de son caractère adorable. Twv Suo cpuaswv jjiia eariv auôevria, xal {Aia 5uvajJLtç ■y]TOi ouvaff-csia xai ev Tcpo'aojTrov xaxà {ji.iav à^iav xai tyjv
aUTYlV TlfXT^V. AÙTOÇ (uiOç) Ô ElÇ £5X1 SiTtXouÇ OU TV) «^ICC, àXXot
TY) çuj£i. — *Ev yàp rjV atxcpoxspoiv xo Trpo'aw/rov a;ia xal xij/,^,
7rpocxuvouiji.evov 7:apà Ttaavjç xîiç xxîtecoç ^. Dieu et l'homme en Jésus-Christ méritent le même culte : Xo>pi^oj xà; cp-Jasi; dXX' Ivw xrjv 7cpo<yxuvy](jiv ^. Nestorius explique encore cette unité par une identité d'action et de volonté, l'action et la volonté humaines ayant les mômes objets que l'action et la volonté divines : oio xai (xiav aùxwv (xwv (^u<T£wv) xr,v ôeXvjffiv Ivepyetav x£ xai OEaTToxsiav ôpwtjLSv, àçiaç î(yoxyixt S£txvu(ji£va; ^. Et encore : *Ev yàp '^v àtx'^oxc'pwv xo
1. Livre cVHéracL, p. 35, 142-144. On remarquera, p. 142, 143, la critique de la comparaison de l'union du corps et de l'âme apportée par saint CjTille.