Cybill., Epist. XI, 3, col
pas à être connue du patriarche d'Alexandrie. Il intervint. Mais, avant de raconter les vicissitudes de son intervention, il est bon de se faire une idée exacte de la doctrine enseignée par Nestorius^
Comme tous les antiochiens. Nestorius part des deux natures, divine et humaine, et il déclare qu'après leur union elles sont restées entières et sans aucune confusion entre elles. Entre elles point de mélange ni de combinaison (xpaciç, auy/uffiç, permixtio) - : le Christ est ôiTîXouçTTJ cpuoTsi : 11 j a CU luiôiat'psaiç Tvjç ôeoTyjToçxai àvôpw- TTOTriToç^. Xoipi'Cw Taç cpuGciç, disait Nestorius, èXV Ivw x'^v 7rpo(7)tuvv;aiv^. C'est l'affirmation fondamentale et répétée. Chaque nature conserve ses propriétés et agit suivant elles ^.
Ces deux natures cependant sont unies dans le Christ : il y a entre elles svojîi;, oruva-psia, cruva-paia «xpa, àxpiêv]ç, âtrivex/iç, coniunctio inseparabilis, siunma et inconfusa^ . Mais cette union n'est pasxax' oùoriav nixaô' u7CO(7Ta(Jiv'^. L'union xax' oùcriav et xaô' uTrodracriv en effet — telle celle du corps et de l'àme en l'homme — est nécessaire et requise par les deux parties unies, et
i. Les sources pour connaître la doctrine de Nestorius sont : 1'^ Ce (jui reste des œuvres du patriarclie lui-même, comprenant : a) les lettres, discours et tragments grecs, latins et syriaques réunis par F. Loofs, -Yé's^ormîia, Halle, 1905; b) Le Livre d'Héraclide de Damas, conservé seulement dans une traduction syriaque, édite par P. Bed.un, Paris, 1910; traduit en français par F. Nau. Paris, 1910. C'est cette traduction que je citerai ici. 2« Les ouvrages des historiens et des théologiens depuis saint Cyrille jusqu'à saint Jean Damascéne, et les actes des conciles qui se sont occupés de la christologie nestorienne. — Travaux : J. F. Bethcne-Bakeu, Nestorius and his teaching, Cambridge, 1908. L. Fendt, Die Christologie des Nestorius, Kempten, 1910.