Oratio de synaxi^ col
§ 9. — L'extrême- onction, l'ordre, le mariage.
On sait combien peu est attestée, dans l'ancienne théologie grecque, l'existence du sacrement d'extrême-onction, et combien vagues y sont les renseignements qui le concernent. Dans la période que nous examinons, les Constitutions de l'Eglise égyptienne (i, 22, 23) contiennent une formule de bénédiction de l'huile qui suppose qu'on s'en servait non seulement pour s'en nourrir, mais pour oindre les malades (tj^ibue [sanitatem] illis qui unguntur et accipiunty . Saint Cyrille, détournant les fidèles des incantations magiques, cite le texte de saint Jacques, v, 14, 15, comme leur indiquant ce qu'ils ont à faire quand ils sont malades^. De fait, un écrivain syrien, Isaac d'Antioche (-}- vers 460), recommande aux vrais chrétiens de ne point vouloir préparer eux-mêmes l'huile pour oindre leurs malades, mais de les porter à l'église et, là où il y a un prêtre, de garder l'ordre établi^. Enfin, l'auteur de la vie de saint Eutychius, Eustrate, qui écrivait peu après la mort du patriarche (582), raconte que le saint avait coutume, suivant la recommandation de saint Jacques, d'oindre d'huile les infirmes qui se présentaient à lui''. En tout ceci cependant, si l'on retrouve le rite substantiel d'onction des malades, il est difficile de trouver l'idée d'onction dernière que nous nous faisons actuellement de l'extrême-onction ^.