‹ Histoire des dogmesChapitre 190 sur 426 · In Malachiam, 11, v. 15, 16 (col. 1973 et suiv · texte numérisé non relu

In Malachiam, 11, v. 15, 16 (col. 1973 et suiv

saint Isidore de Péluse paraît bien autoriser le mari à rejeter tout à fait (IxêàXeiv) la femme adultère ^ . Une novelle de Justinien, la cxvii^, de 542, est encore plus large, et compte pour le mari cinq causes légitimes de divorce : si la femme ne révèle pas une conspiration contre l'empereur; si elle est convaincue d'adultère; si elle conspire contre la vie de son mari ou ne lui fait pas connaître les conspirations ourdies contre lui; si elle fréquente les festins et se baigne avec d'autres hommes ; si elle demeure hors du domicile conjugal^. Cette même novelle toutefois supprimait le divorce pour cause de possession diabolique de la femme, et le divorce par consentement mutuel. Cette dernière disposition fut rétablie par Justin II en 566.

Les secondes noces, bien que permises^, continuèrent d'être mal vues dans le monde byzantin. On le fait assez entendre en renouvelant à leur sujet les canons de Laodicée et de Néocésarée qui les concernent. En même temps, les empêchements qui annulent le mariage se multiplient. Défense de s'unir à un ou à une hérétique ^ ; mais si, de deux hérétiques mariés, l'un se convertit, il n'abandonnera pas son conjoint ^. Défense au parrain d'épouser la mère de Tenfant devenue veuve ''. Défense d'épouser sa cousine germaine ; défense au père et au fils d'épouser la mère et la fille, ou les deux sœurs ; à la mère et à la fille d'épouser les deux frères ; aux deux frères d'épouser les deux sœurs''. Défense au

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