‹ Histoire des dogmesChapitre 21 sur 426 · LOOFS · texte numérisé non relu

LOOFS

O. LoOFS, 273, 274, 269.

unique, est double, non en dignité, mais en nature K » Jusqu'ici tout est correct dans cette doctrine de Nestorius, et l'on se demandera donc en quoi consiste son erreur. Elle consiste en ce qu'il explique mal l'unité de personne dans le Christ, et en ce qu'il ne sait pas de cette unité personnelle tirer les conséquences nécessaires.

Et d'abord, il est clair, par tout son langage, que Nestorius considère l'unique personnalité qu'il admet dans le Verbe incarné comme un résultat de l'union, et non comme la personnalité même du Verbe qui saisit l'humanité -. Au lieu que l'unité de personne vienne, en Jésus-Christ, de ce que le Verbe, personne immuable, fait sienne notre nature, dès lors nécessairement impersonnelle, cette unité, dans la doctrine du patriarche, vient d'une jonction qui se serait opérée entre les personnalités respectives des deux natures. Il semble bien, en effet, que Nestorius ne conçoive pas une nature existant sans sa personnalité connaturelle ^. Le Verbe et l'homme apportent donc chacun la leur dans l'union. Dans cette union les natures restent ce qu'elles étaient ; mais les personnalités s'unissent au point de n'enformer qu'une, « le /?/-oso/?o/i d'union », qui n'est. ni celui du Verbe, ni celui de l'homme, mais du composé \ En vertu de cette union des personnalités, le Verbe devient cet homme, et cet homme devient Verbe « en prosopon », le Verbe et l'homme demeurant d'ailleurs « dans leurs natures ». « C'est dans \e prosôpon qu'a

Page 1