P. L., LXV, 431 et suiv
4. P. L., LXV, loi. Ce Monime inclinait au prédestinatianisme et avait consulté saint Fulgence.
Afrique, Finfatigable athlète ne se reposa pas. Il donna le De veritate praedestinationis et gratiae Dei\ et enfin, au nom d'un synode de douze évèques dont les moines scythes voulaient connaître l'opinion, VEpistula XV 2, adressée nommément à Jean et à Venerius, et qui a passé dans plusieurs collections de conciles.
Il est aisé, au moyen de ces documents, de se faire une idée de la doctrine que saint Fulgence et les évêques africains opposaient à celle de Fauste ^. Cette doctrine est Taugustinisme strict, plus nettement encore exprimé que dans saint Augustin, et sans les tempéraments que saint Prosper avait essayé d'y apporter. Pour ne pas trop me répéter, je n'en signalerai ici que les points capitaux : le péché originel, « peccati parentalis macula ». transmis par la concupiscence de la génération''' ; la massa damiiata, et l'universelle réprobation qui en résulte ^ ; l'incapacité du libre arbitre, toujours subsistant cependant, de se porter au bien même purement moral ^ ; l'impossibilité de plaire à Dieu sans la foi théologique, et le caractère délictueux de toutes les œuvres des infidèles ^ ; la nécessité de la grâce prévenante, coopérante, subséquente, pour le début, le progrés, l'achèvement de la bonne œuvre et