Epis t. XV
3. De verit. praedest., ni, 14, 15, il-^;Epist. XV, ir>;XVII, Gl-66.
Et ce qui est vrai des hommes en général l'est en particulier des enfants. Sans doute, si certains enfants meurent sans baptême, ce n'est pas toujours que la grâce leur ait manqué ; une grâce qui leur a été donnée dans leurs parents, et à laquelle ceux-ci n'ont pas correspondu ^ ; mais il est vrai aussi que quelquefois l'empressement et la bonne volonté des parents se sont trouvés inutiles, parce que Dieu ne les a pas secondés : « Nonne hic et pia parentum voluntas atque cursus ex Deo fuit, sed ideo non profuit, quia ut parvulus baptizaretur ex Deo non fuit ^ ? » Ces enfants, saint Fulgence, comme saint Augustin, les condamne « gehennali incendie » , « igni aeterno » , « interminabilibus ignis aeterni poenis ^ ».
§ 4. — Saint Césaire et le second concile d'Orange ^.
Quand saint Fulgence s'efforçait ainsi d'écraser le système de Fauste sous l'autorité de saint Augustin, Fauste était mort depuis longtemps ^. Mais ses idées comptaient toujours des partisans , et la lutte entre augustiniens et semi-pélagiens aurait pu indéfiniment se prolonger en Gaule, si un homme n'avait été assez heureux pour faire accepter des deux partis une solution qui, tout en donnant au fond raison aux augustiniens, évitait cependant de consacrer leurs assertions les plus dures, et faisait à la liberté humaine dans l'œuvre du