OEuvres dans P. L.. XGVI
2. OEuvres dans P. L., XGVI. — Travaux : R. Hanow, De Iuliano toletano, lenae, 1891. P. a Wengen, Iulianus, Erzbischof von Toledo, St-Gallen, 1891.
3. Couvres dans P. L., XG-XCV, — Travaux : K. Weuner, Beda der Ehrwûrdigc und seine Zeil, Wien, 2«édit., 1881. B. Plaine, Le vénérable Bède, docteur de rEglisedSins Idi Revue anglo-romaine, ni, 1896, p. 46-96.
que réserve prudente, et moins preuve d'impuissance que d'humilité.
Quoi qu'il en soit, cette note d'impersonnalité est en somme, on le voit, la note dominante chez les écrivains dont nous avons à nous occuper, surtout vers, la fin de la période que nous envisageons ici. Ils ne croient pas qu'après les génies qui les ont précédés, il soit possible de renouveler ni de faire progresser l'exposé doctrinal. Ils classent, ils codifient, ils donnent à leurs correspondants des solutions et des éclaircissements ; ils tiennent des conciles pour réformer les mœurs, mais ils restent plutôt à la surface du dogme. Et Ton ne saurait vraiment s'en étonner quand on songe au temps où ils ont vécu. C'était beaucoup, à cette époque et dans ce milieu, que de conserver le passé, et que d'inculquer aux terribles néophytes qui entraient dans rÉglise, les éléments du catéchisme.
§ 2. — Les sources de la foi. L'Écriture, la tradition, la philosophie.
Saint Vincent de Lérins se demandant à quelles autorités doit avoir recours le chrétien qui veut conserver sa foi pure, et discerner l'erreur de la vérité, en indique deux, d'abord l'Écriture, puis la tradition catholique : « primum scilicet divinae legis auctoritate, tum deinde Ecclesiae catholicae traditione^ ». Saint Fulgence répond de même aux moines scythes qu'il va leur dire sur leurs questions ce qu'il a appris « canonicorum sancta auctoritate voluminum, paternorum quoque dictorum doctrina atque institutione^ ».
Il y a donc deux sources où l'on doit aller puiser la vérité catholique. La première est l'Ecriture, les « li-