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OEuvres dans P. L., LVUI

4. P. L., L. — Travaux : A. Louis, Etude sur saint Vincent de Lérins et ses ouvrages dans la Revue du Clergé français, II, 1895. R. Poirel, De ulroque Commonilorio lirinensi, Nanceii, 1896. P. de Labriolle, Saint Vincent de Lérins (Pensée chrétienne), Paris, 1906.

:\. V. plus haut, p. 293, l'édilion et les travaux signalés.

6. Impossible d'indiquer une édition un peu complète de ses œuvres. La Patrologie latine, t. LXVII et t. XXXIX (parmi les sermons apocryphes de saint Augustin), en contient une partie. D. Morin en a publié d'autres dans la Revue bénédictine. V. sur cette question bibliographique, P. Lejay, Notes bibliographiques sur Césaire d'Arles, dans la Revue d'hist. et de littér. relig.,X (1905), 183-188.— Travaux : A. Malnory, Saint Césaire, évêque d'Arles, Paris, 1894. G. F. Arnold, Caesarius von Arelate, Leipzig, 1894. P. Lejay, Le rôle théologique de Césaire d'Arles dans Revue citée. X (1905), 135, 217, 4^4, 579.

milieu des barbares, et sentant que la haute culture va se perdre, il veut au moins transmettre quelques règles de foi et de conduite simples au peuple qui l'environne. Sa popularité même malheureusement a nui à son héritage littéraire, et on lui a si souvent emprunté qu'il est devenu difficile de lui restituer entièrement ce qui lui appartient.

Fauste trouva un adversaire de sa doctrine de Tâme dans le prêtre Claudien Mamert de Vienne (-f- v. 474)'. Un peu plus tard le grand évêque de la même ville, saint Avit (év. 490, j- 526) ^, se distingua dans la poésie, mais écrivit aussi en prose contre les eutychiens et les ariens.

En Espagne, la littérature théologique, longtemps empêchée de se produire par les guerres qui bouleversèrent la péninsule ibérique, jeta un nouvel éclat à la fin du VI'' et durant le vii^ siècle. Saint Martin de Braga (*j- 580) est surtout un moraliste : on lui doit cependant un opuscule sur le rite baptismal ^. Mais le grand docteur espagnol est saint Isidore de Séville (év. V. 600, -f- 636) "'. Célébré par les conciles à l'égal des Pères les plus fameux, saint Isidore mérite ces éloges par l'étendue de son érudition et la fécondité de

1. OEuvres dans P.L., LUI. — Travaux : M. Schulze, Die Schrift des Claudianiis Mamertus... ûber das Wesen der Seele, Dresden, 1883. R. DE LA Broise, M amer ti Claudiani vita eiusque doctrina de anima hominis, Paris, 1800.

2. Edit. Ulysse CiiEVALiEn, Œuvres complètes de saint Avit, éc. de Vienne, Lyon, 1890. — Travaux : A. Charaux, Saint Avite, évêque de Vienne, en Dauphiné, Paris, 1876. H. Denzingeu, Aie. Ecdic. Avitus, archev. de Vienne, Genève, 1890. P. N. Fuantz. Avitus von Vienne, Greifswald, 1908.

3. Cet opuscule, De trina mersione, se trouve dans Florez, Espana sagrada, XV.

4. Ofiuvres dans P. L., LXXXI-LXXXIV. — Travaux : E. d'Ault-Dcmes- NiL, Etudes sur la vie, les œuvres et le temps de saint Isidore de Séville, dans l'Université catholique, t. XVI, 1843. M. Menam>ez Pelavo, Saint Isidore et V importance de son rôle dans l'histoire intellectuelle de VEspagne, trad. franc, dans les Annales de pJiilosopihie chrétienne, tom. VII, 1882, p. 2.^38-269.

sa plume. Il s'est efforcé, dans ses écrits encyclopédiques, d'embrasser les sciences divines et naturelles à la fois, et de léguer au moyen âge un répertoire des connaissances humaines. Mais c'est là, on le comprend, bien plus une œuvre de compilation que de réflexion personnelle. Saint Grégoire et saint Augustin ont fourni le plus clair de sa théologie.

De l'évèque de Tolède saint lldefonse (év. 659-667)^ on possède entre autres un traité assez important Z)e cognitione baptis mi qui reproduit au moins dans son fond, ont pensé quelques critiques, un ancien traité (perdu; sur le même sujet de Justinien évêque de Valence, mort après 546. Tolède eut un second théologien peut-être égal, et même supérieur en originalité à saint Isidore, dans Févêque saint Julien (év. 680-690) ^. Né de parents juifs, Julien fut à la fois historien, théologien et controversiste, homme d'Eglise et homme d'Etat, et jeta, par son talent, un dernier éclat sur le royaume visigothique expirant.

C'est par le nom du vénérable Bède (672-735)^ que nous clorons cette courte revue patrologique. Bède a été pour l'Angleterre ce que saint Isidore a été pour l'Espagne, un écrivain qui s'est efforcé de lui transmettre un résumé des sciences connues, et en particulier la quintessence des auteurs ecclésiastiques qui l'ont précédé. Esprit original et libre quand il compose l'Histoire de l'Église d'Angleterre, il s'attache étroitement à ses devanciers dès qu'il parle doctrine et théologie. C'est peut-être chez lui modestie voulue autant

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