‹ Histoire des dogmesChapitre 237 sur 426 · Commonit · texte numérisé non relu

Commonit

■4. De incarna t. A. 6.

o. Ibid., V, li.

une expression faillible, et qui n'a toute sa valeur d'inerrance que lorsque l'Eglise parle tout entière'.

Cette circonstance se réalise quand les pasteurs dispersés sont unanimes dans leur sentiment sur un point donné de doctrine : elle se réalise aussi dans les conciles généraux. Pour qu'ils soient tels, saint Léon exige que les évêques y aient été convoqués « de cunctis provinciis-» ; mais il n'exige pas que tous ni même le plus grand nombre y aient assisté en effet, puisqu'il donne le titre de général 3iU concile de Chalcédoine, qui ne réunit certainement pas cette majorité^. Aux réunions de l'Eglise universelle saint Vincent de Lérins n'hésite pas à attribuer une autorité irréfragable '• , et saint Grégoire, dans un texte classique, veut que l'on porte la même révérence qu'aux évangiles : « Sic quatuor synodes sanctae universalis Ecclesiae sicut quatuor libres sancti Evangelii recipimus^. »

Le sentiment de l'Église universelle est donc une sure règle de foi. Et cependant on sait que Vincent de Lérins n'a pas semblé s'en contenter, qu'il exige, pour qu'une doctrine s'impose à la croyance du fidèle, qu'elle ait été admise partout, toujours et de tous : « quod ubique, quod semper, quod ab omnibus creditum est. Hoc est etenim verc proprieque catholicum » ; qu'il veut que

1. Saint Fulgence, comme Terlullieu et saint Irénée, trouve la garantie de cette intégrité de la croyance de l'Étclise dans l'ordre de la succession épiscopalesur les sièges apostoliques : « Quae ûdesusque nunc per successionum seriem in cathedra Pétri apostoii Roraae vel Antioeliiae, in cathedra Marci evangelistae in Alexandria, in cathedra loannis evangelistae Ephe.-i. in cathedra lacobi Hierosolymae, ab episcopis ipsarura urbium praedicatur » [De Triait., I .

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