P. L., LXIV
■2. Ibid., 12«J9-1302.
à. Texte dans Hahn, % 150. ou mieux dans Bukn, op. inf. cit., p. 4-6, et le Dictionnaire de théol. catholique, An mot Athanase {Symbole de saint). — Travaux plus récents : Ommaney, The early hislory of thc athanasian Creed, London, 1880. D. G. Mokin, Les origines du symbole Quicumque, dans la Science catholique, V, 1891; divers articles dans la Revue bénédictine, 1895, 1897, 1901; L'origine du symbole d' Athanase dans The journal of theological sludics, XII (1911), p. 161-190, 337-3G!.
i>ult — tout le monde est d'accord sur ce point — est un écrit d'origine exclusivement latine, à la composition duquel ni saint Athanase ni l'Eglise grecque n'ont concouru. On peut ajouter, sans grande chance d'erreur, qu'il est un écrit primitivement un, et sorti tout entier de la même plume. Mais les difficultés commencent lorsqu'il s'agit de lui assigner une patrie, une date et un auteur. On a successivement désigné comme son lieu d'origine Trêves, le midi de la Gaule et Lérins en particulier, Rome et l'Espagne. On l'a mis au iv% au v^, au vi^ et même au viii^ siècle. On en a fait l'œuvre d'Anastase II (496-498), de Venance For- Dunat, de Césaire d'Arles, de saint Vincent de Lérins, d'Honorat ou d'Hilaire d'Arles, de saint Ambroise et même de saint Hilaire de Poitiers. Si quelques-unes de ces solutions doivent être résolument écartées, aucune ne saurait prétendre à la certitude complète'. Ce qui reste certain, c'est l'autorité que ce symbole a conquise à partir du vu'' siècle dans les églises latines, autorité qui, au ix<? siècle, en a fait introduire l'usage dans la liturgie. Par la netteté puissante avec laquelle elle a formulé le dogme, cette œuvre d'un théologien inconnu a mérité d'être assimilée aux solennelles définitions des conciles. L'Eglise latine l'a adoptée comme un document authentique de sa foi.
E. BuRN, The athanasian creed and ils early cotnmentaries, Cambridge, 1896. K. KcENSTLE, Antipriscilliana, IX, Freiburg-im-Br., 1905. H. Bre- ^VER, Die sogenannte alhanasianische Glaubensbekenntnis, ein Werk des heiligen Ambrosius, Paderborn, 1909. V. aussi l'article indiqué du Dictionnaire de théologie catholique.
1. L'opinion la plus généralement adoptée place la composition du Quicunque entre les années 430-540, et le fait originaire de cette partie méridionale de la Gaule qui gravite autour d'Arles. Les formules qu'il présente se rapprochent en tout cas de celles de saint Augustin et des Lériniens. Cependant D. Morin, dans les derniers articles susmentionnés du Journal of theol. studies, rejette sa composition dans la deuxième moitié du vi'^ siècle, et incline à faire de l'Espagne sa patrie d'origine.
et comme un résumé fidèle des enseignements de ses évêques et de ses docteurs en matière trinitaire et christologique.
§ 4. — Les anges.
Si l'on excepte ce qui regarde laprobation des anges et la chute des démons, le rôle bienfaisant des bons anges et malfaisant des anges réprouvés à notre égard, le quatrième siècle latin et saint Augustin lui-même avaient laissé dans l'incertitude et la confusion les questions de l'angélologie chrétienne. Quand les anges ont-ils été créés? Quelle est leur nature ? Existet-il entre eux un ordre, une hiérarchie, et lesquels? Autant de problèmes insuffisamment résolus. Les siècles suivants vont essayer d'en éclaircir quelques-uns ; mais ils ne le feront qu'en transportant en Occident les conclusions du Pseudo-Denys l'Aréopagite.
Le moment de la création des anges reste toujours discuté. Saint Grégoire se contente de dire qu'ils ont été créés avant l'homme^; Gennade qu'ils font été immédiatement après le ciel et la terre-. Cassien les croit antérieurs au monde visible ^ ; et c'est aussi l'avis de Bède, qui adopte simplement l'opinion de saint Augustin, d'après laquelle les anges seraient désignés par le mot caeliun du verset premier de la Genèse^. Ils auraient reçu l'existence d'abord et avant toute autre créature.
Quelle est leur nature? Sont-ce de purs esprits, ou sont-ils composés d'esprit et de corps ? Saint Augustin regardait comme plus probable qu'ils étaient