Contra Fabian., fragm. XVIII, col
3. De tribus capitulis liber apologeticus, 3 (P. L., XCVI). Julien explique (1) que les mots sapientia et voluntas, dans cette formule, ne désignent pas les personnes divines, mais la substance divine commune. Il soutient que l'on peut dire : « Filius igitur Dei de essentia Patris natus est, essentia de essentia, sicut natura de natura. et sub stantia de substantia; ettamen nec duae essentiae, nec duae naturae
sont les efforts que Boèce a faits, dans deux courts opuscules, pour éclairer et justifier par la philosophie les plus obscures données du mystère. Le Qiiomodo Trinitas unus Deus ac non très dii explique que les relations étant quelque chose d'extérieur en quelque sorte à la substance, la substance, et partant l'unité divine, n'est pas touchée par les relations personnelles qui constituent la Trinité*. La brève dissertation sur la question Utrum Pater et Filius ac Spii'itus sanctus de dwinitate suhstanti aliter praedicentur -réipond à cette question négativement, parce que la substance divine étant quelque chose d'absolu et d'unique, tout ce qui est énoncé de Dieu substantialiter l'est absolument et identiquement des trois personnes. Or, les trois personnes divines ne peuvent être énoncées l'une de l'autre, et sont essentiellement quelque chose de relatif. « Quo fît, conclut Boèce, ut neque Pater, neque Filius, neque Spiritus sanctus, nec Trinitas de Deo substantialiter praedicentur, sed, ut dictum est, ad aliquid. » On reconnaît, à ces exemples, le philosophe théologien dont l'influence au moyen âge devait être si grande, et la prédilection de la scolastique commençante pour les questions de logique et de précision verbale.
La foi trinitaire cependant avait reçu, en Occident, sa définitive expression dans le symbole Quicunque çult, dont la fortune fut si universelle^. Le Quicunque
nec duae substantiae possunt dici, sed una essenlia, natura atque substantia » (2).