‹ Histoire des dogmesChapitre 250 sur 426 · Cassien, Coll. VIII · texte numérisé non relu

Cassien, Coll. VIII

8. Cassien. Coll. Vil, 32; VIII, 12, 13; S. Fulgence, De remiss, peccat., I, (i; S. Grég., Moral, II, 74.

9. S. Prosi'ER, In psalm. CIII, vers. 20. 21; 2.^, 26; S. Grég., Moral., 11,16.

§ 5. — Lhomme, la grâce, le mérite.

Saint Augustin avait laissé sans le résoudre le problème de Torigine de l'âme humaine : entre le créatianisme et le traducianisme il ne s'était pas prononcé. Après lui, la même incertitude persiste chez les auteurs qui se rattachent à lui plus étroitement. Tandis que les semi-pélagiens ou les écrivains plus indépendants, comme Cassien\ Gennade-, Cassiodore^ enseignent nettement que les âmes sont créées par Dieu, saint Fulgence -^j saint Grégoire'', saint Isidore^, saint Ildefonse "' continuent de déclarer que leur origine est inconnue.

Cette question d'origine toutefois n"est pas celle qui passionne le plus le v»^ siècle et les siècles suivants, à propos de l'âme humaine. Fauste a soulevé une polémique en soutenant, dans ses lettres m et v 8, que l'âme est corporelle, parce qu'elle est quantitativement localisée. Son sentiment est partagé par Gennade''; mais il est réfuté par Claudien Mamert dans ses trois livres De statu animae^^^ par Licinianus de Carthage ' ' , et généralement condamné par nos autres auteurs.

\. Co». vm, 2o.

•1. De eccles. dogm., 14, 18. Genuade remarque d'ailleurs qu'il n'y a en l'homme qu'une seule âme {ibid., 15, 19, 20).

Page 1