‹ Histoire des dogmesChapitre 251 sur 426 · Epist. II ad Epiphanium (P. L., LXXII, G91 et suiv · texte numérisé non relu

Epist. II ad Epiphanium (P. L., LXXII, G91 et suiv

Fnlgence ^ Cassiodore-, saint Grégoire^, saint Isidore^. Ce dernier prononce d'un mot que « maie... a quibusdam creditur animam hominis esse corpoream^ ». La spiritualité de l'âme entraînait comme corollaires naturels son invisibilité et son immortalité. On les admet. Sur le premier point cependant, saint Grégoire fait observer que Dieu a miraculeusement quelquefois rendu visibles les âmes des trépassés, et il en rapporte des exemples ®.

Le chapitre précédent a exposé les controverses agitées au v® siècle, surtout en Gaule, autour des doctrines augustiniennes de la grâce, et comment le second concile d'Orange i529) les avait tranchées. Les décisions du concile furent généralement acceptées. (Cassiodore ^, saint Grégoire^, saint Isidore ^ enseignent comme lui la nécessité d'une grâce prévenante même pour le commencement de la foi et des bonnes œuvres; mais du reste ils notent avec soin l'indispensable coopération de la liberté humaine : « Si superna gratia, écrit saint Grégoire, nocentem non praevenit, nunquam profecto inveniet quem remuneret innocentem... Superna ergo pietas prius agit in nobis aliquid sine nobis, ut subséquente quoque nostro libero arbitrio, bonum quod iam appetimus agat nobiscum, quod tamen per impensam gratiam in extremo iudicio ita

Page 1