‹ Histoire des dogmesChapitre 267 sur 426 · S. Grég., Moral., XVII · texte numérisé non relu

S. Grég., Moral., XVII

4. S. Prosper, In psalm. CVIII. vers, o; CIII, vers. 19; Cassiodore, In psalm. LXXXVII, vers. :i.

li. S, LÉON, Sermo Liv. 3; S. ïiLc... Ad Trasimund., I, 15; Bédé, In I loann., IV, col, 108; In loann., III. col. 671. 6. S. LÉON, Epist. CLXV, o; Cassiodoue, In psalm. LIV, conclusio.

veur, pour nous racheter. Après lui, cette explication disparaît chez les latins, et l'on revient à la théorie de l'abus du pouvoir que saint Augustin avait préférée. Saint Léon l'expose plusieurs fois. Dieu, bien qu'il l'eût pu, n'a pas voulu user de sa toute-puissance pour nous arracher au démon : il a voulu que tout se passât suivant la justice, « magis uteretur iustitia rationis quam potestate virtutis * » ; et il était convenable d'ailleurs que l'humanité se délivrât en quelque sorte ellemême, et que le diable fût vaincu par cette nature dont il avait triomphé : « ut nequitiae hostilis adversitas de eo quod vicerat vinceretur, et per ipsam naturam naturalis rcpararetur libertas per quam generalis fuerat illata captivitas ^ » . Le Verbe s'incarne donc : il prend nos infirmités et nos faiblesses : le démon y est trompé; il croit Jésus un homme ordinaire; il le persécute, et finalement le met à mort comme si le Sauveur lui appartenait et avait mérité ce châtiment. C'est une pure cruauté , un abus de pouvoir dont il est juste que le démon soit puni. Puisqu'il a injustement frappé l'innocent, il perdra ses droits sur les coupables : les pécheurs deviendront libres : « Per iniustitiam plus petendi, totius debiti summa vacuatur ^ ». Nous retrouvons ces mêmes idées en substance dans Fulgence Ferrand^, dans saint Césaire'', Cassiodore^, saint Grégoire^, saint Isidore^.

Mais de plus, la poésie est venue animer ces concep-

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