‹ Histoire des dogmesChapitre 274 sur 426 · Sentent., III, :;i, ri; cf · texte numérisé non relu

Sentent., III, :;i, ri; cf

§ 8. — Les sacrements, le baptême, la confirmation.

Saint Augustin avait vu dans le sacrement essentiellement un signe sensible de la grâce, un rite qui signifie la grâce, et qui entraîne la production certaine de cette grâce, quand il est posé dans les conditions voulues. Cette notion fut reprise par saint Isidore. Reproduisant la définition donnée par saint Augustin dans la lettre lv, 2, à Janvier, lui aussi déclara que le sacrement consiste dans une cérémonie, signe d'une chose que l'on doit recevoir saintement : « Sacramentum est in aliqua celebratione cum res gesta ita fit ut aliquid significare intellegatur, quod sancte accipiendum est^ » Mais il eut le tort de rechercher l'étymologie du mot sacrcunentum dans le mot secretum, ce qui l'amena à rapprocher le sacrement proprement dit du mystère, et à diminuer un peu ce que sa première notion avait de précis : « Sunt autem sacramenta baptismus et chrisma, corpus et sanguis. Quae ob id sacramenta dicuntur quia sub tegumento corporalium rerum virtus divina secretius salutem eorumdem sacramentorum operatur, unde et a secretis virtutibuset a sacris sacramenta dicuntur... unde et graece mysterium dicitur, quod secretam et reconditam habeat dispositionem^. »

On a pu remarquer dans ce texte que saint Isidore distingue le sacrement ou rite extérieur de ce qu'il signifie et du salut (\m y est opéré [salutem eorumdem sacramentorum). Au numéro 41, il appelle ce salut, cette grâce de salut Veffet du sacrement : « Quae (sacramenta) ideo fructuose pênes Ecclesiam fiunt quia sanctus in ea manens Spiritus eumdem sacramen-

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