‹ Histoire des dogmesChapitre 275 sur 426 · EtymoL, VI · texte numérisé non relu

EtymoL, VI

torum latenter operatur effectum. » C'est la res ou virtus sacramenti de saint Augustin. Le sacrement, pour Isidore comme pour Augustin, comprend deux choses, le rite et l'effet de grâce qui en est la suite.

Sur les parties du rite lui-même, sur sa décomposition en elementum et en çerbum, mise en lumière par saint Augustin, nous ne trouvons dans nos auteurs aucune considération théorique, bien qu'en pratique ils l'aient certainement connue. Notons seulement chez eux la persistance de cette conception quelque peu matérielle du sacrement, qui avait été celle de Tertullien, de saint Ambroise et de saint Augustin, et qui attribue à la matière du rite, eau du baptême, huile de la confirmation, de par la bénédiction préalable qu'elle a reçue, une vertu purificatrice et sanctificatrice. Cette bénédiction fait descendre dans les eaux baptismales l'Esprit- Saint, qui leur communique une puissance régénératrice, ou même qui opère en elles et par elles la régénération. Saint Léon écrit : « Omni homini renascenti aqua baptismatis instar est uteri virginalis, eodem Spiritu sancto replente fontem qui replevit et virginem, ut peccatum quod ibi vacuavit sacra conceptio, hic mystica tollat ablutio ^ » Maxime de Turin esquisse la même théorie 2; mais saint Isidore l'expose nettement : « Invocato enim Deo, descendit Spiritus sanclus de caelis, et medicatis aquis, sanctificat eas de semetipso ; et accipiunt vim purgationis, ut in eis et caro et anima delictis inquinata mundetur ^. » Cette invocation de Dieu n'est pas la formule trinitaire, c'est la formule de la bénédiction de l'eau, bénédiction que l'on regarde, en conséquence, comme très importante pour l'efficacité du sacrement : u Nisi

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