‹ Histoire des dogmesChapitre 281 sur 426 · De fide · texte numérisé non relu

De fide

longtemps la confirmation elle-même. Saint Augustin cependant l'en avait distingué * ; et il s'en distinguait effectivement au point de vue extérieur, dans les pays de rite romain, où cette réconciliation se faisait par la seule imposition de la main. C'est ce que constate saint Grégoire : « Unde arianos per impositionem manus occidens, per unctionem vero sancti chrismatis ad ingressum sanctae Ecclesiae catholicae oriens reformat 2. » Mais l'occident dont il est ici question doit s'entendre avec grande restriction, car, en Gaule, en Espagne et dans la Haute-Italie, c'est-à-dire dans les pays de rite gallican, la cérémonie comportait l'onction du chrême et l'imposition de la main, soit tout le rite de la confirmation : « Haeretici autem, écrit saint Isidore, si tamen in Patris et Filii et Spiritus sancti attestatione docentur baptisma suscepisse, non iterum baptizandi, sed solo chrismate et manus impositione purgandi sunt^. « Et d'ailleurs, là même où l'on se contentait de l'imposition de la main, le but de cette cérémonie était bien de conférer le Saint-Esprit au sujet réconcilié : « Qui baptismum ab haereticis acceperunt, dit saint Léon,... sola invocatione Spiritus sancti per impositionem manuum confirmandi sunt, quia formam lantum baptismi sine sanctificationis virtute sumpserunt^. » L'idée qui inspirait cet usage est très nettement marquée par le même pape. Les hérétiques peuvent poser validement le rite baptismal, la forma baptismi\msiis ils ne sauraient en donner l'effet ni

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