Epist., lY, 20, col. 693; cf. IV, 9, col
5. Conc. de Tolède supr. cit.; S. Isio., De eccles. offic, II, 27, 4; S. Ildef., De cogn. bapt., CXXXI.
tendu ainsi, et les auteurs des v^-viii^ siècles après lui ne le comprirent pas autrement. Si quelques-uns d'entre eux, comme saint Léon*, Salvien^, Fauste de Hiez^, saint Grégoire \ Bède-^, se contentent de proclamer simplement la foi de FEglise, en se défendant de toute spéculation; si d'autres, comme l'africain Fulgence*", se plaisent au contraire à reproduire les développements augustiniens sur le symbolisme de l'eucharistie et sa qualité de nourriture spirituelle, d'autres ne craignent pas de mêler les deux points de vue, et de tempérer en quelque sorte par ce mélange ce qu'un réalisme pur pouvait présenter de trop matériel, ce qu'un spiritualisme exclusif pouvait offrir dindécis et de fragile. On trouve de ce procédé un spécimen assez maladroit dans les chapitres cxxxvi-cxxxviii du De cognitione baptismi de sdimi lldefonse, qui fait suivre simplement l'exposé de l'enseignement ecclésiastique des commentaires augustiniens ; un exemple au contraire fort heureux dans ces lignes de Cassiodore : « Corpus et sanguinem suum (Salvator) in panis et vini erogatione salutariter consecravit... Sed in carne ista ac sanguine nil cruentum, nil corruptibile menshumana concipiat... sed vivificatricem substantiam atque salutarem, et
i. Sermo XCI, 3 : « Sic sacrae mensae communicare debelis, ut nitiil prorsus de veritate corporis Chrisfi et saiiguinis ambigatis. Hoc enim ore sumitur quod fide creditur. • Saint Léon voit dans la réalité du corps eucharistique de Jésus-Christ un argument contre le monophysisme : cf. ibid., 2; Epist. LIX, 2.
2. Adv. avaritiam, II, 6. Que l'on goûte ces oppositions énergiques : « ludaei manna manducaverunt, nos Christum; Iud;ei carnes avium, nos corpus Dei ; ludaei pruinam caeli, nosDeum caeli. »
3. V. VHomilia V^ de Paschate (P.L.,LXVIl,1052)probablem. . delui •.