Collât. XXm
que tout chrétien communie à Pâques ^ ; saint Césaire demande qu'on le fasse à Pâques et à Noël ^, et un concile d'Agde en 506 traite d'apostats les fidèles qui ne s'approchent pas de la sainte table à Noël, à Pâques et à la Pentecôte ^. Cette dernière règle devint, semblet-il, le point de départ des exigences ultérieures du droit canonique en cette question'^.
Mais , quelle que soit la fréquence de la communion , nos auteurs requièrent toujours, pour qu'on la puisse faire, la pureté du cœur et l'exclusion des péchés plus graves. Les sermons de saint Léon, de saint Grégoire, de saint Césaire, sont tout remplis, aux approches des grandes solennités, d'exhortations à la pénitence, à la préparation de l'âme par la renonciation au péché : « Qui sacramentum suae reparationis intellegit Garnis se vitiis débet exuere et omnes sordes abiicere peccatorum, ut intraturus nuptiale convivium, splendeat veste virtutum^. » Les fautes vénielles et quotidiennes ne sont pas un obstacle à la communion, parce que la communion est avant tout « propter animae medicinam et purificationem spiritus ^ » ; mais encore faut-il les déplorer et les effacer par le repentir.
Cette action purificatrice et médicinale est le premier effet de la communion : l'eucharistie nous rend « sanctos et immaculatos' ». Sur son effet spécial et plus profond, saint Léon a écrit un mot qui dit tout : « Non enim aliud agit participatio corporis et sanguinis