S. Isidore, De écoles, offic, I
5. S. FcLGENCE, De f(d€, 60; Contra Fabianum, fragm. XXVIII. coU "iSU: Bkde, Homil. ï, 14, col. 73; Missale gothïcum, P. L., LXXII, 2^6.
mini tantis mysteriis declarata antiquitus sanctis Patribus fuit, ut dum sacerdos oblationem confrangeret, videbatur quasi angélus Dei membra fulgentis pueri cultro concaedere, et sanguinem eius in calicem excipiendo colligere, ut veracius dicerent verbum dicente Domino carnem eius esse cibum et sanguinis esse potum ' . « L'effet de ce sacrifice est d'abord d'effacer les péchés des vivants. Comme à la cène et au calvaire, le Christ s'offre sur l'autel « in remissionem peccatorum ». « Lavât itaque nos (Christus) a peccatis nostris quotidie in sanguine suo, cum eiusdem beatae passionis ad altare memoria replicatur-. » C'est ensuite d'effacer les péchés des morts, et de délivrer ces morts de la peine qu'ils ont à souffrir à cause de ces péchés dans l'autre vie. Le dogme du purgatoire, en se dégageant complètement à l'époque que nous étudions, entraîne comme conséquence une estime de plus en plus grande de la messe comme sacrifice expiatoire et propitiatoire, et comme moyen de soulager les défunts. Saint Grégoire a, sur ce point, donné surtout par ses Dialogues une impulsion décisive. A l'interrogation de Pierre : « Quidnam ergo esse poterit, quod mortuorum valeat animabus prodesse ? » le pape répond : « Si culpae post mortem insolubiles non sunt, multum solet animas etiam post mortem sacra oblatio hostiae salutaris adiuvare, ita ut hanc nonnunquam ipsae defunctorum animae expetere videantur » ; et il raconte immédiatement, à l'appui de son assertion, deux traits, dont le second est l'origine de la dévotion du trentain grégorien^. Cette indication de saint Grégoire a été suivie ', et elle a dû contribuer pour sa part à introduire l'usage des