‹ Histoire des dogmesChapitre 302 sur 426 · ermo CCLXI · texte numérisé non relu

ermo CCLXI

plénière, d'une pénitence privée. Et cette distinction permet à Césaire de répondre aux difficultés de ses auditeurs : « Ego iuvenis homo uxorem habens, quomodo possum aut capillos minuere aut habitum religionis assumere'? )^ Ce n'est pas ce que l'on vous demande, répond le prédicateur : on peut faire pénitence utilement sans cela: « Veraenim conversio sine vestimentorum commutatione sufficit sibi^. »

Maintenant, cette pénitence privée, dont parle saint Césaire, consistera-t-elle uniquement en des œuvres expiatoires et un changement de vie, sans aucun recours aux préposés de l'Eglise soit pour la confession, soit pour l'absolution? Non : la confession s'impose. Saint Césaire en formule très généralement la loi au Sermo ccliii, 1 : La volonté de Dieu est que nous confessions nos péchés non seulement à lui, mais aux hommes; et il continue : « Quomodoenim nobis peccatorum vulnera nunquam déesse possunt, sic et confessionis medicamenta déesse non debent^. » Au Sermo ccL, après avoir expliqué VAlligate per fasciculos ad comburendum des pécheurs que les anges lieront ensemble pour les jeter au feu, « rapaces cum rapacibus, adulteroscumadulteris, fornicatores cum fornicatoribus, homicidas cum homicidis, avaros cum avaris, iracundos cum iracundis, falsos testes cum falsistestibus, fures cum furibus, derisores cum derisoribus, similes cum similibus », il exhorte les coupables à éviter cette condamnation par la pénitence, par la confession et les œuvres satisfactoires imposées par les prêtres : « Confessionem quaeramus puro corde, et paenitentiam donatam a sacerdotibus perficiamus » ;

1. Allusion àla retraite dans un monastère que pratiquaient souvent dès lors les pénitents publics.

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