‹ Histoire des dogmesChapitre 315 sur 426 · Tome II, p · texte numérisé non relu

Tome II, p

4. De gubernalione Dei, lY, :>: YII. 3. .-;. De ea-les. offic, II, 20, il.

Isidore, à la suite de saint Augustin, conclut à son indissolubilité. Cette indissolubilité en général est proclamée par Innocent P'' dans sa réponse à saint Exupère de Toulouse ', par saint Léon dans sa réponse à Nicetas d'Aquilée -, et par saint Grégoire '\ En dehors du cas d'adultère, il est absolument interdit aux époux de se séparer. Mais dans le cas d'adultère, l'innocent peut-il répudier le coupable et se remarier, et le coupable lui-même est-il libre de se remarier? A propos de cette question, il faut s'attendre à trouver dans la théologie de Théodore de Cantorbéry des traces de son éducation grecque, comme on en a trouvé dans la question des réordinations. Ces traces sont visibles en effet. Parmi les Dicta TheodoiHj nous rencontrons les suivants : 66, « Si cuius uxor fornicata fuit, licet dimittere eam et aliam accipere » ; 67, « Mulieri non est licitum virum suum dimittere licet fornicator, nisi forte pro monasterio. Basilius iudicavit » ; 70, « Si mulier discesserit a viro suo dispiciens eum, et nolens ad eum revertere et reconciliare cum illo viro suo, post v annos cum sensu episcopi aliam accipere licebit ». Et encore, 82, « Si vir dimiserit uxorem propter fornicationem, si prima fuerit, licitum est ut aliam accipiat uxorem; illa vero, si voluerit penitere peccata sua, post quinque annos alium virum accipiat^ ».

Ces décisions dictées ou inspirées par l'archevêque de Cantorbéry ne paraissent pas cependant, même en Angleterre, avoir eu une fortune universelle. Bède-^

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