Vita Leonis armeni, P. G., CVIU
4. Voir D. Seruuys, Les actes du concile iconoclaste de l'an 815, dans les Mélanges d'archéologie et d'histoire, tom. XXUI, 1903. D. Leclercq a reproduit une partie de ce mémoire et le texte des décisions du concile dans Heffxe-Leclep.cq, Hist. des conciles, ni, 2, p. 1217 et suiv.
n'alla pas jusqu'au dernier supplice. Mais nombre d'évêques et de moines furent maltraités et exilés pour leur foi^ Entre ces derniers, il faut nommer Théodore Studite et le chronographe Théophane.
Sous le successeur de Léon V, Michel le Bègue (820- 829), la tempête parut se calmer un peu, et plusieurs exilés purent rentrer chez eux, momentanément du moins. Michel, tout en déclarant qu'il ne voulait rien changer aux mesures de son prédécesseur, fit quelques tentatives pour l'union et, en 821, essaya de tenir un concile où orthodoxes et iconoclastes siégeraient ensemble et délibéreraient sur les moyens d'assurer la paix. Les orthodoxes, guidés par Théodore Studite, refusèrent ce traitement d'égalité, et renvoyèrent l'empereur au siège de Rome, « la plus élevée des Eglises de Dieu, dont Pierre a été le premier évêque, à qui le Seigneur a dit : Tu es Pierre, etc. ^ ». Michel se tourna alors vers l'Occident et s'efforça de gagnera sa cause le pape, Pascal P^ et Louis le Débonnaire. Sa lettre à Louis, qui est conservée**, mérite attention. L'empereur n'y condamne pas l'usage des saintes images dans les Églises : elles ont un but d'instruction [ut ipsa pictura pro scriptura haheatur] ; mais il en condamne le culte; et c'est, dit-il, parce que ce culte, déjà illicite en soi, avait dégénéré en pratiques puériles et en superstitions ridicules qu'on avait pris, à Constantinople, des mesures pour le supprimer^.
1. s. Nicephori vita, Xn, 73 et suiv., 79; Mansi, XIV, 139-142; Vita Leonis, col. 1035. L'organisation du parti ortliodoxe et la résistance des moines de Stoudion firent réfléchir l'empereur : il sentit qu'il y aurait danger à pousser à bout les opposants.