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du dernier ordre, préposé à la terre, ont prévariqué avec leur chef, le diable, et sont devenus mauvais par leur libre choix (ii, 4). Parce qu'ils étaient incorporels, ils se sont trouvés incapables de repentir : leur chute a été pour eux ce que la mort est pour l'homme. En attendant qu'ils aillent au feu éternel qui leur est préparé, ils s'efforcent de perdre l'homme et de le pousser au mal ; ils ne sauraient toutefois violenter sa volonté, non plus que prédire sûrement l'avenir. Le pouvoir divin, dont ils dépendent, limite les effets de leur méchanceté ^
Les pages sur les anges et les démons sont suivies, dans le De fide orthodoxa, d'une série de chapitres sur le monde et la nature visible telle que la concevaient les sciences du temps ; puis l'auteur en vient à l'homme, synthèse de la nature visible et de l'invisible, microcosme dans le grand monde.
Créé à l'image de Dieu, parce qu'il est intelligent et libre, à la ressemblance de Dieu, parce qu'il doit lui ressembler par la vertu, l'homme est composé de deux éléments, formés, dans le principe, en même temps, l'âme et le corps ^. L'âme se définit .* ouaia ^waa, àîcXyi xa\ (xffiojjLaTOç... àfiavaxoç, XoYixii tô xa\ voEpdt. L'intelligence, le vou(;, n'est pas en elle autre chose qu'elle-même : c'en est la partie la plus subtile ^. L'âme est unie au corps toute à toutes les parties du corps, et non partie à partie : elle le contient plutôt qu'elle n'en est contenue '*, et lui communique les fonctions de la vie végétative et sensitive ^. De l'origine de l'âme saint Jean ne parle pas explicitement.