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mais ailleurs il précise sa pensée : « Sans la coopération et l'aide de Dieu, nous ne saurions ni vouloir ni faire le bien : il est seulement en notre pouvoir ou de persévérer dans la vertu et de suivre Dieu qui nous y invite, ou de nous en éloignera » Si notre auteur n'a pas réfléchi beaucoup sur la nécessité de la grâce actuelle, il a trouvé du moins, pour en parler, une formule correcte. Il parle aussi exactement — et aussi superficiellement — de la prédestination. Autre chose, dit-il, est prévoir, autre chose préfinir et prédéterminer, car, dans ce dernier cas, il s'ajoute à la prévision un acte de volonté et de commandement. Or, il n'y a de prédéterminés que les événements qui ne dépendent pas de nous : ceux qui dépendent de nous sont simplement prévus^. On en peut conclure que saint Jean n'admettait point la prédestination absolue au sens de saint Augustin. Il avait ditd'ailleurs auparavant, avec beaucoup de précision, qu'il faut distinguer en Dieu deux sortes de volonté, une volonté antécédente et de bienveillance (irporjYoutjiEvov 6£Xyi[xa, xai eùooxia), par laquelle il veut le salut de tous les hommes, et une volonté conséquente et permissive (iTroaîvov 6£Xr,[jLa, xai 7rapa)(wpr,(7i;), par laquelle il veut que les pécheurs subissent soit un châtiment médicinal (Trapa^y^copyiaiç oÎKovou-Dcvi), soit un châtiment définitif et absolu (uapa-^ojpviaK àîroYvtocTiXTQ) •^.
§ 3. — Christologie et sotériologie.
Le remède au péché, c'est Jésus-Christ. Saint Jean Damascène a consacré à l'exposé de sa christologie