ni, 6, col
2. ni, 3, col. 993. Saint Jean l'appelle encore oùfftwôrjç {ibid.), c'est-àdire véritable et réelle, pour la distinguer de l'union xatà qpavTaCTcav.
3. 'TiïÔTTaffiç û£ TÔ (Aeptxôv (èoTTi) xai xa6' éautô uçeaTo:, oOata xtç (X£Tà (jUfJLêeêr.xoTwv, tt^v xa6' aOrè» OTrap^iv, iôtaipÉTwç xai àTzoxe7[t.r\- (xévw; Ttrtv XoiTCwv uTTOffTàaewv evepyeta xai upaYfxaTi vl-r\puûGa\iévn {De duab. voiunt., 4, col. 132, 133; cf. CÔnt, iacob., 8, col. i4S9j.
4. ni, 9, col. 1016, 1017; Cont, iacob., 11, col. 1441 ; De nat. composita, o, col. 120.
ment toujours, et souvent en réalité la nature ne se confond pas avec l'hypostase. Seulement, une nature peut être IvuTroaTaroç de plusieurs façons : d'abord quand elle existe en soi et comme un tout indépendant (xaô' lauTT^v), elle est alors à elle seule une hypostase; — ensuite, quand deux natures existent et subsistent l'une dans l'autre réciproquement et Tune avec l'autre (ffuv iTspoiç), et concourent à former une hypostase unique : c'est le cas du corps et de Tàme et généralement des parties dun tout naturel; — enfin quand une nature subsiste Iv sTgpw, dans une hypostase autre que son hypostase naturelle : c'est le cas de l'humanité dans la personne éternelle du Verbe '.
Ces explications tranchent la question contre les hérétiques. L'humanité prise par le Verbe ne perd pas sa cpuffiç, comme le disaient les monophysites : elle n'est pas non plus toiccuaTaxoç, comme le prétendaient les nestoriens : elle est IvuTrôaiaToç : elle subsiste dans le Verbe ^. L'union des deux natures, divine et humaine, est donc xaô'uTroaxaaiv, et cette union a persévéré même dans le triduuni mortis. Séparés l'un de l'autre, le corps et l'âme de Jésus-Christ restaient unis au Verbe; bien plus, ils ne formaient pas deux personnes, car ils subsistaient dans la même personnalité du Verbe : divisés par le lieu (totcixwç), ils étaient rapprochés uTroffTaTixwç Ôià xou Aoyou^.
Par le fait de l'union hypostatique, la personne en Jésus-Christ, de simple est devenue composée, auvôsToç, non que la personnalité du Verbe ait changé, mais parce que, si l'on considère le tout, la personne avec
1. Cont. iacob., H, 12, col. 1441; De nat. compos., 6, col. 120.
â. III, 9, col. 1017; De nat. compos., 6, col. 120. Saint Jean admet d'ailleurs la formule cyriUienne, (x:a çûcriç toO 6coO Xôyou o-e(rapxa)[ji,£vyi (ni, 1, col. 1024, i025;"Cwi<. zacoô., 22, col. 1460, 1461).